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 Astérix (Simon) et moi... Je l'aime tellement...

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Mina Lee



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Raisons de votre présence: Réadaptation à la suite d’un viol, légère paranoïa et dédoublement de la personnalité
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MessageSujet: Astérix (Simon) et moi... Je l'aime tellement...   Dim 6 Avr - 16:58

Citation:
Multisens recherche des enfants de 10 à 15 ans pour jouer dans la production des adultes. Au Menu, Astérix et Obélix Par David P. Campbell.


Toute l'histoire avait commencé de cette petite lettre donnée par Marlène, un metteur en scène, à cette petite fillette blonde à lulu de dix ans que j'étais. J'étais le bébé et le cadet de Multisens. J’étais la première qui avait commencé à jouer sur la scène de l’entrepôt avant l’age (obligatoire) de dix ans. Étais-je déjà tout simplement en avance sur les autres ou c’était parce que j’étais déjà une mordue à l’époque ? J’exagère naturellement. J’ai présentement quinze ans. Je ne suis pas si vieille que cela. J’étais, donc, dans un certain sens, l’enfant prodige de ma troupe. Le bébé le plus prometteur. Celle qui savait ou elle s’en allait même si justement elle était le bébé.

Madame Sylvie Blanchet avait une confiance à tout casser en ce petit bout de femme blonde comme les blés, cheveux frisottant, yeux pers. Depuis mon entrée à Multisens, j’estime beaucoup Sylvie Blanchet. Le fait qu’elle soit, disons, marginale y est probablement pour quelque chose. Dans la vieille quarantaine, Madame Blanchet a les cheveux gris presque argentés et des yeux rieurs. C’est une femme énergique quoi que petite qui dégage plein de chose et qui est à l’origine de beaucoup de projet dans ma petite banlieue. Il faut quand même préciser qu’elle est en bonne position et qu’elle jouit d’une grande importance dans la vie culturelle (elle est la co-fondatrice de Multisens et de Expression) et politique (elle est la sœur de notre maire depuis vingt ans, Monsieur Bernard Blanchet). C’est Madame Blanchet qui m’a permis de m’inscrire dans sa troupe à l’âge de huit presque neuf ans afin d’être actrice. C’est aussi elle qui a exigé de ma mère que je me réinscrive l’an suivant. À chaque année depuis c’est un joyeux : « À l’an prochain ! » qui sort de sa bouche. Mais finissons ce petit aparté pour en revenir à l’objet de mon histoire.

J'en étais, donc, à ma troisième production en deux saisons quand j'ai reçu cette lettre. Et j'avais sauté sur l'occasion. Je connaissais Patrick de nom et de réputation. Il était, selon la rumeur, l’un des meilleurs Metteur en Scène que Multisens n’ait jamais connu. En fait, je n’ai jamais revu un metteur en scène pareille depuis son départ, il y a maintenant deux ans. Il est le seul qui a réussit à percer avec Anaïs Favron. J'avais été la première (pour une fois) à rapporter son inscription.

Je n’avais aucune idée de la manière de travailler de Patrick, n’ayant vu que Marlène en action. Mais je m'en fouttais, je voulais jouer dans cette pièce! Et Patrick avait eut confiance en ce petit bout de femme qui mesurait à l'époque un mètre vingt-trois centimètres. Nous étions dix enfants à avoir répondu à l'appel. Les adultes étaient trois fois plus nombreux que nous. Au théâtre, il est très rare de voir des pièces dépassant les vingt personnes de distribution. Astérix et Obélix est la plus grosse production théâtrale amateur qu'il m'eut été donné de voir. Nous étions quarante en coulisse le soir du spectacle.

J’avais tout juste dix ans quand je L’ai rencontré, je mesurait à peine (soulier talons haut de ma mère dans les pieds) un mètre vingt-cinq centimètre, et je pesait tout juste 80 livres… C’était sans étonnement que j’avais été surnommé le nain. Celui qui jouait Obélix une espèce d’armoire à glace faisant deux fois ma taille et pesant trois fois mon poids plume me levait à une seule et unique main pour me mettre sur ses épaules.

Depuis que je suis toute petite, on me décrit comme un tourbillon ambulant. Je veux tout faire, tout voir. Il n’y a que comme limite ce que mon corps m’impose. Ce qui est étrange c’est que je me sens plus moi-même sur une scène dans la peau d’une autre personne que dans ma peau. Mais C’est une autre question.

Un jour, trois semaines avant le spectacle, on a perdu l’acteur censé interprété Astérix. Et c’est à cet instant qu’Il est apparu dans la masse. Astérix qui s’appelle en fait Simon est sorti de l’obscurité. Il avait le triple de mon age. En fait, c’était vingt-neuf ans. Comme si un an ferait la différence. Il avait de yeux bruns de chien qui faisait pitié. Et il était chef des services auxiliaires (maquillage, sécurité et billetterie). Quand je le voyais, je sentais mon cœur dérapé. Il était comme un second père pour moi, un ami à qui je pouvais parler comme l’enfant que j’étais. Mais pourtant, je savais que je détonnais dans la masse. J’étais différente des autres. Je ne parlais pas comme une enfant de dix ans. Au lieu de courir partout, je préférais les livres et parler avec les plus grands. J’adulais Patrick.

Mais revenons à Astérix. Bon, je lui arrivais en plein sur les abdominaux, j’avais une complicité monstre avec MON Astérichou d’amour. Il s’était fait teindre en blond platine pour mieux aller dans le rôle. Il avait la peau malte comme un soleil et il portait (d’ailleurs il en porte encore) des chandails de taille petit dans lesquels il se perdait. Mais il réussissait à me soulever. Quand il souriait, il avait l’air d’un adolescent. Je ne lui aie jamais donné plus de vingt-deux ans à cette époque.

Astérix était un garçon avait qui j’était très complice. J’étais celle qu’il soulevait. Il y avait des portées dans Astérix et Obélix. J’étais la seule que Simon, du haut de son mètre soixante quinze, était capable de lever. Je flottais dans les costumes de Multisens et nous avions eut une bonne discussion sur comment me prendre afin que le pantalon ne tombe pas…

Je me sentais comme une princesse dans ses bras lors des portés. Pour ressentir une pareille sensation, il faudra attendre que j’aie quatorze ans et que j’aille danser dans les bras de Guillaume (l’espace d’une portée), cette espèce d’asperge (il mesure deux mètres et des poussières) avec qui j’ai joué il y a un an.

Le soir du spectacle, j’ai vécu une chose extraordinaire. Il y avait quarante personnes dans les deux petites petites loges de l’entrepôt de la vieille brasserie. Patrick était grandement niaisé par notre petite gang de morveux. Il existe une sorte de soupe nommé Campbell. Alors des répliques comme : « T’es sur que ça va allez la soupe ? » C’était normal. Il y avait les scènes ou nous étions presque juste des enfants sur scène…

Ironiquement, j’avais hérité d’un des plus grands textes chez les enfants. Patrick avait une confiance indélébile dans ce petit bout que j’étais. Il me le reprouvera lors de Berc’eau, six mois plus tard. C'était probablement parce que Patrick, regardait les autres jouer et qu'il écoutait les nombreux conseil de Madame Blanchet qui était mon mentor et qui me protégeait.

Le soir du spectacle, j'ai eut l'impression d'avoir tellement d'adrénaline dans le corps que rien ni personne ne pouvait m'arrêter de bouger. Non... C'était faux. Il y avait Astérix et son sourire! J'aimais mon Astérix depuis le premier coup d'oeil. Il était tellement gentil et tellement... Lui même! Il ne jouait pas un jeu. Il écoutait mes babillages d'enfant avec un sourire ravi au visage.

Je me souviens, le soir du spectacle que je l'introduisais. "Regarde Papa, un bel oiseau avec de belle grosse ailes blanches!". Oui, je l'avoue, je jouais un sanglier! Et ça fait quoi? Je me souviens de m'être faite serré dans les bras quand il m'a redéposer dans les coulisses. Je me souviens de son rire léger quand il avait vu que dans mon autre personnage, j'éprouvais des gros problèmes de costume. La pince temporaire du pantalon ayant lâché lors de la générale et personne n'ayant une ceinture adapté à ma taille, j'avais fait rire toute la salle de 342 personne en devant rattraper mes pantalons entre chaque pas sauté... Dans les coulisses, il avait été là pour me féliciter comme une idiote.

Et l'expérience Astérix s'est terminée avec une marrée d’applaudissement et une supplémentaire. Toutes les autres fois ou j’ai revu Astérix, c’était dans les coulisses, dans la technique ou au près des maquilleuses dans nos petites loges. Il était un acteur hors paire, mais timide comme tout. Il préférait être derrière le rideau et regarder le spectacle avec ses grands yeux.

L’an passé, j’avais quatorze ans. Ma vie ressemblait à un bordel. Que dire d’autre. Et il n’était pas là pour m’entendre et m’épauler. Pendant un an, nous avions perdu astérix. Manque de budget, comme Normand (coordonnateur) le prétendait? Non! Je ne crois pas. Et si je me fis aux rumeurs, Astérix, son équipe, Édith et toutes les maquilleuses avaient proposé de travailler gratuitement. Mais le conseil d’administration de ma troupe avait refusé.

J’avais pleuré l’absence de Simon. Était-il plus que le frère que je pensais qu’il représentait pour moi? Était-ce cela? L’amour? Avec un grand A… Mais un petit mec? Oui? Était-ce la même chose que je ressentais pour mon meilleur ami? Pourquoi cela semblait si différent avec Astérix? Pourquoi tout semblait plus dur de parler avec Geoff? Pourquoi est-ce que j’avais le pressentiment que ce spectacle serait long et douloureux?

Que pouvait-il être arriver à Astérix? Jamais il n’avait manqué une représentation! Il avait toujours été là pour cette petite boule de nerf hyperactive que j’étais! Il n’allait pas m’abandonner! Il n’était pas assez méchant pour cela! Mais il y avait eut Guillaume qui avait pu venir calmer mon cœur qui s’affolait.

Guillaume était l’opposé de Simon. Grand, un peu imbécile, dans la jeune vingtaine, les yeux bleus comme la mer, les cheveux châtain en perpétuelle bataille contre les brosses! Il était mon mec parfait. Bon, il avait six ans de plus que moi presque. Mais c’était quoi six ans? Rien… Absolument rien! Et on s’était aimer, le temps d’un spectacle. Et il m’avait fait valser dans les airs. Il avait au moins cinquante centimètre de plus que moi…

Malgré tout, sans Astérix, ce n’était pas pareille comme avant. Et puis la saison c’est terminé. Et à tour de rôle d’autres hommes ont pris le contrôle de mon cœur. Mais pourtant, toujours une partie restait réservée. En lettre d’or, il était inscrit : « Astérix! Je t’aime! ». Pour avoir vécu cette expérience avec d’autres hommes, j’étais maintenant sur de ce que je ressentais pour Astérix. Mais nos dix neuf ans de différence me suffisait pour comprendre cela : Il était impossible que je lui dise.

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MessageSujet: Re: Astérix (Simon) et moi... Je l'aime tellement...   Dim 6 Avr - 16:59

Et cette année, il est revenu. En début février, je l’ai vu. J’ai vu son sourire, ses yeux, sa peau… J’avais besoin de le toucher pour savoir que c’était bel et bien lui! Mon Astérix! Au moment ou comme une idiote, j’avais cessé de l’attendre, il était revenu dans ma vie. Dans celle de Multisens.

La perte d’Astérix avait faillit être fatale l’an au paravent. Quelqu’un s’était fait agresser à l’entrée du théâtre. Ma troupe n’a pas un gros budget et il travaillait pour presque rien. Alors Astérix était la meilleure option. Je donnais mon cours quand je l’ai vu, souriant et comme avant regarder de loin le cours en parlant à madame Lyne Sévigny.

Mon cœur a fondu comme de la guimauve… Non, comme une crème glacé au soleil d’été. J’ai arrêté de respirer d’un coup sec! Je parlais et j’ai arrêté de parler! Astérix était là devant moi! Et comme une idiote j’avais arrêté de parler à une de mes élèves sur la manière d’interpréter son personnage. Son regard a suivit le mien.

Elle avait dix ans, pas l’âge ni les connaissances pour savoir tout ce que cachait cette relation avec un homme de 19 ans mon aîné. Mon regard était daré sur LUI! Et je le suivais du regard comme si ce dernier aurait pu le manger. Il y avait tellement quelque chose de magique entre nous. La troupe avait beaucoup changé depuis son départ. On avait perdu la majorité de toute la troupe. Ce jour là, nous étions à une semaine du spectacle des enfants, les six à neuf ans, une catégorie éprouvette... (Il y a de la bébés-éprouvette et des catégories éprouvette).

Les nouvelles maquilleuses, les filles de l'équipe technique et compagnie allaient bientôt arriver pour recevoir le cours de formation donner par Astérix. J’ai jalousée ses filles et ce garçon. Je me serais lancé dans ses bras pour l'embrasser. Mais il ne savait pas que je l'aimais. De quoi aurais-je eut l'air? J'ai donc demander à madame Blanchet si je pouvais faire quelque chose pour aider, comme une idiote, j'ai été mise à l'arrachage de vieux ruban adhésif noir électrique servant à fixer les tapis. En guise de petite compensation, j'ai pu servir de mannequin pour le cours de maquillage.

Cette heure et demie a été magique. C'était Astérix qui donnait le cours et je l'avais déjà reçu. Je pouvais donc savoir ce qu'il me faisait et commenter. Malgré les autres filles (Il y a trois maquilleuses), on a parler de tout et de rien. Il disait qu'il allait m'enlaidir d'avantage. Je riais comme une idiote à toutes ses blagues, même les pas drôle. Il était mon ange. Un sourire? Un autre éclat de rire? La complicité était à son comble. Il pouvait dire tout ce qu'il voulait. Je le fixais.

Ses yeux. Aie-je déjà dit à quel point J'adore ses yeux. Il était revenu. Pas pour moi. Je n'étais pas égocentrique. Il était revenu parce que Multisens avait insisté. Il était attaché à cette troupe. Aurais-je pu savoir ce qui allait me tomber sur la tête plus loin dans ce récit? Non! J'étais trop bien avec lui. Aux spectacles, j’insistais pour qu'il me maquille.

Pendant la dernière représentation du groupe des 10-12 ans, j’ai réalisé que j’étais trop orgueilleuse pour affronter Astérix. Pendant le spectacle des 10-12, nous avions de nombreuses portées ou je servais à prendre leurs poids en majorité. Le metteur en scène m’avait pris comme assistante presque juste pour cette raison. Il se trouve que lors de la première portée, j’ai mal réceptionné David mon poignet s’est foulé. Seul Astérix sait ou est la trousse de premier soin. Et je le savais fort bien. Mais l’idée d’aller le déranger à la régie pour montrer mon poignet ne me plaisait pas. Parce que c’était Astérix justement. J’ai donc continué le spectacle avec le poignet dans un bandage improvisé constitué de papier toilette et de tape à cacher (Masking-tape). Mais à la fin du spectacle, je pleurais presque parce que mon poignet était tellement douloureux. C’est Astérix que je suis allé voir. Je pleurais finalement à chaque fois que je le bougeais. Astérix m’a mis de la glace et me la panser (je n’ai jamais rendu la bande à multisens et je ne l’ai jamais lavé).

Et puis il y a eut le spectacle des adolescents. Je le regardais dans la salle. Lui, son beau petit derrière. Il portait si bien la chemise blanche de Multisens et le toxedo. Il était là, dans le coin de la salle du côté des impairs avec sa lampe de poche et il nous regardait joué avec un sourire ravi au visage. Je le mangeais presque du regard. Dans les coulisses, avant le spectacle, il m’avait niaisé en me sortant diverse réplique de divers autres spectacles… Il avait vu toutes mes productions. Après, il m’a dit qu’il était parti plusieurs fois de la salle quand il avait réalisé à quel point j’étais souvent sur scène (j’avais un petit rôle secondaire). « À chaque fois, je me disais : « Pas encore cette fatigante »… Mais non ! je te niaise » m’a-t-il dit son sourire aux lèvres.

C’est le lendemain, alors que je suis venu voir le spectacle des adultes que l’épée de Damoclès m’est tombée dessus. Il était venu présenter son ange à mesdames Blanchet et Lafontaine (les deux fondatrices). C’est quand j’ai vu son ange que j’ai faillit m’écrouler. Mon Astérix, l’homme que j’aime depuis plus de cinq ans, aime un homme.

Je l’entendais parler de son ange à mesdames. Il souriait. Ce sourire qui m’avait séduite. J’avais tellement mal que j’ai pensé partir de la salle. Mais comment expliquer à mes parents que je n’avais pas vu tout le spectacle. Pourtant, je le regardais et dans ma tête, je ne cessais de m’insulter. MON Astérix ne pouvait pas être homosexuel ! Je ne voulais pas. Je l’aimais trop pour cela ! Il avait les mêmes babillages que moi, quand j’étais enfant. Il parlait comme pour m’étourdir. J’entendais les mots avec un écho malsain. Il parlait de son petit ami et j’avais de la misère à contenir ma nausée. J’avais honte et j’avais tellement l’impression d’être la dernière des idiotes de cette terre.

Qu’est ce que j’avais été idiote ! Il a dix-neuf ans de plus que moi. Et Il aime les hommes. Comme moi, je les aime. Il parlait de son petit copain qui a trente-trois ans et ses yeux brillaient et moi, bien, je pleurais. Ne voulant pas me résigner au fait qu’il était homosexuel. Je n’arrive toujours pas à l’accepter ! Je suis aller parler à Sara qui était responsable des éclairages et je lui ai tout simplement dit que j’étais stupide. Stupide de penser que j’aurais des chances avec Astérix. Je ne lui aie pas dit qu’il était gay. Je cherche toujours les mots pour dire cela. Pour l’expliquer aux autres.

Je le sais depuis maintenant une semaine. Il y a seulement quatre personnes à qui j’ai été capable de le dire. Quatre amis qui me regardent me détruire à petit feu devant une photo de l’homme que j’aime avec son sourire et son teint malte. Photo installée dans l’aire de dégagement de mon école. Astérix est le petit, assis en indien, avec ses élèves de danse.

Faites juste me dire si quelqu’un a déjà vécu quelque chose comme cela. Si je suis seule dans ma catégorie ? Est-ce que c’est normal que j’aie autant mal ? Que je me sente trahis par l’homme que j’ai aimé ? Est-ce que c’est normal que je l’aime encore ? Est-ce que c’est normal que j’aille autant envie de lui dire que je l’adore malgré tout cela ? Est-ce que c’est normal que ça me fasse aussi mal qu’une vraie peine d’amour ? Est-ce que Je suis normal ? Est-ce que c’est correct d’avoir mal pour ça ? Est-ce que je pourrais un jour lui reparler sans faire comme si j’aurais mal ? Est-ce que c’est normal que quand je le vois, mon cœur fond encore comme une glace au soleil ?

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