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 À deux doigts de l'hystérie // Libre

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Rivaul Corsas
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MessageSujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre   Sam 10 Oct - 9:04

Je souriais toujours à la jeune fille, toujours détendu et même un peu plus encore depuis que notre discussion s'était transformée en taquineries. Bien entendu, j'étais conscient que ce n'était pas le genre de manière de parler qu'une adolescente pouvait avoir avec un adulte normal...mais je n'ai jamais dit que j'étais normal après tout. Et puis quelle idée de croire que l'on pouvait être supérieur à quelqu'un d'autre ? Ce n'était pas mon cas. J'essayais juste de comprendre les choses et les gens qui m'entouraient, ce qui pouvait parfois me faire croire trop sûr de moi, mais ce n'était vraiment pas volontaire.

"Alors dans ce cas, ton coeur ne pourra pas m'être donné...Il ira chez quelqu'un de lus mauvais que moi...si ça existe."

J'adresse un clin d'oeil à la jeune fille qui déjà, revient sur sa défensive Je ne m'en formalisais plus cependant à présent car j'avais compris qu'elle faisait tout pour se défendre de bien s'entendre avec moi.
Ne soulevant donc pas cette remarque, je l'écoute ensuite s'exprimer sur ce que j'ai pu vivre dans le passé. Mais ce n'était qu'une infime partie de ma vie. Une autre partie plus ancienne encore restait tapie dans mon coeur et dans mon âme.
Restant silencieux d'abord, méditant sur les paroles de la jeune fille, je finis par lui répondre, l'air songeur.


"Merci Erin....C'est la question que je me suis posé à l'époque, mais crois moi ou non, j'ai eu de la chance d'atterrir ici ensuite. J'ai fais pas mal de rencontres qui m'ont aidé à comprendre que la vie c'était plus que de l'éternelle souffrance physique ou mentale. Bien entendu, le passé reste ancré au fond de moi, je ne pourrais jamais l'effacer, même si je le voulais...mais c'est ce même passé qui m'a servi de tremplin pour vivre ma vie pleinement aujourd'hui."

En tout cas, c'est ce que j'essayais de faire même si ce n'était pas forcément évident.

"J'aimerais te poser une question bien que je craigne que tu me détestes après cela...Mais, pourquoi te sens-tu obligée d'être sur la défensive avec moi ?"

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Erin J. Lopes
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MessageSujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre   Sam 10 Oct - 15:02

Pas le bon groupe sanguin probablement. Décidément, la nature était mal faite de ce point de vue-là. Tellement de vies pourraient être sauvées s'il n'existait qu'un seul groupe sanguin ! La compatibilité serait plus probable, et donc, il y aurait moins de problèmes. Malheureusement, c'était comme ça, il y avait huit. Mais même si elle ne pouvait pas "sauver" le directeur, elle pourrait sauver plein d'autres personnes. C'était une maigre consolation, elle se serait rendue utile au moins une fois dans sa vie.

« Et zut... mon coeur sauvera peut être une brute épaisse... la vie est réellement injuste, pff. »

Elle haussa les épaules d'un air désinvolte. Ce serait la pire ironie du sort si elle venait à mourire et qu'on donne ses organes à un homme battant ses enfants. La pire des blagues que l'univers pourrait lui faire. Elle s'en retournerait dans sa tombe. Enfin, il valait mieux pour elle de ne pas penser à ce genre de choses, car cela la déprimait. Non, au moins dans sa mort, elle ferait quelque chose de bien.

Encore une fois, la jeune fille s'était un peu enflammée, déclarant que la vie était injuste et que personne ne devrait avoir à vivre ce que monsieur Corsas avait vécu... ou elle-même, mais elle avait fait en sorte de ne pas s'inclure dans son discours. Elle se sentait un peu comme un âne devant qui on agite une carotte : dès qu'on la lançait sur le sujet, elle ne s'arrêtait plus. Parviendrait-elle un jour à se contenir ? Elle en doutait. Souvent, lorsque les gens voulaient savoir ce qu'elle pensait réellement, ils la poussaient ainsi, à parler, de plus en plus, et au final, Erin explosait et finissait par tout lâcher. Cela pouvait durer un bon moment d'ailleurs. Enfin voilà, la rouquine avait encore été atteinte d'une sorte de "moulin à paroles" aigue. Elle ne s'était arrêté qu'à une question qu'elle voulait rhétorique, mais à laquelle le directeur avait décidé de quand même répondre. Alors qu'elle réfléchissait sans en avoir l'air à ses paroles, il se remit à parler pour lui poser une question somme toute déroutante pour la jeune fille. Ainsi, il l'avait repérée. Elle haussa les épaules, puis le regarda l'air de rien.


« Je ne vois pas de quoi vous parlez. »

Évidemment, elle le voyait très bien. Et elle pourrait redevenir méchante et se mettre à piquer sa crise juste pour faire ce qu'elle sait si bien faire, c'est-à-dire éloigner tout le monde, mais cela lui montrerait qu'il a raison. Et même s'il avait raison, elle ne voulait pas qu'il le sache. Rebaissant la tête, elle fixa la pointe de ses chaussures, se disant qu'il l'avait cernée trop vite, et que ce n'était pas bon pour elle. Et surtout, que le fait qu'elle ne parvienne pas à le détester était également une mauvaise chose. Le regard toujours au sol, elle se remit à parler.

« Je ne suis pas du tout sur la défensive... je ne vois pas ce qui vous fait dire ça. »


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MessageSujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre   Ven 23 Oct - 20:14

Et encore s'il ne s'agissait que d'un problème de groupe sanguin. Mais il y avait aussi tellement d'autres facteurs qui entraient en ligne de compte que finalement, être compatible avec une autre personne était quelque chose de très délicat. Alors oui, au final, si vraiment un jour la jeune fille devait donner son coeur à quelqu'un, peut être que ce serait à une brute épaisse...mais peut être aussi à une jeune fille qui comme elle, voulait s'en sortir même si elle ne l'avouait pas ?

"C'est vrai, la vie n'est pas juste...Du moins pas toujours. Mais dans l'ensemble, elle sait pourquoi elle nous mène sur tel ou tel chemin."

Et personnellement, j'étais certain qu'elle ne mettait des bâtons dans les roues qu'à ceux qu'elle estimait assez fort pour se sortir de l'impasse qu'elle dressait devant eux.
J'ignore si j'étais de ceux-là, mais après tout, j'étais encore là alors peut être que j'étais en partie comme la vie le souhaitait.
Quoi qu'il en soit, Erin ne semble pas décidée à assumer son caractère changeant. Ce n'était pas très grave, mais j'étais un peu curieux et j'aurais souhaité le savoir. Cependant, je ne voulais pas ennuyer la jeune fille d'avantage avec une telle chose.


"Une impression...Excuses moi si je me suis trompé, je ne voulais pas te froisser."

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MessageSujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre   Dim 25 Oct - 16:36

La vie sait pourquoi elle nous mène sur tel ou tel chemin ? Oooh là, c'était quelque chose qu'Erin ne pouvait pas croire. Selon elle, la vie était plus quelque chose à subir, une succession d'évènements discontinus. Il faut dire que jusqu'à présent, sa vie avait été ainsi, une suite de situations qui n'avaient aucun lien. D'abord, les familles d'accueils, elles se ressemblaient, mais elles n'étaient pas les mêmes. Certains s'en fichaient complètement d'elle, allant jusqu'à de pas savoir son prénom, d'autres lui priaient gentillement de ne pas rentrer avant 21h. Pas de lien. Ensuite, il y avait les lieux, un mois elle était dans le nord de l'Angleterre, les deux mois suivants elle était dans le centre. Nouvelle ville, nouvelles personnes. Elle ne voyait pas du tout pourquoi la vie l'aurait menée sur tant de chemins différents.

« Si vous le dites... »

Préférant ne pas le provoquer encore une fois, elle se contenta d'acquiesser bien qu'elle ne soit pas d'accord. Elle commençait à être totalement embrouillée dans ses pensées, sans savoir si elle devait être gentille avec lui car il l'était aussi, ou si au contraire, elle devait se montrer méchante parce qu'il était sympa pour une seule et unique raison qui lui échappait. C'est comme dans ses familles d'accueil, face à l'assistante sociale, ils étaient tous très gentils, très bien, mais dès qu'elle était partie, c'était une toute autre histoire. Donc peut-être que Monsieur Corsas se contentait d'être gentil histoire de la mettre en confiance, et dès que cela serait fait, il deviendrait méchant afin de mieux la détruire mentalement ?! Ou alors il était sincèrement gentil. Elle ne savait plus. Elle ne savait même plus pourquoi elle se battait, contre qui.

« Toute ma vie, les gens ont été gentils les premières minutes, lorsqu'il y avait des spectateurs, et puis après, ils sont devenus méchants. Jamais personne n'a été sympa juste pour être sympa. Je ne vois pas pourquoi vous, vous échapperiez à la règle. Donc, je me méfie, parce que j'en ai marre d'être déçue et trainée dans la boue par n'importe qui. Et je vais même vous confier un secret : ce n'est pas contre vous, puisque je le fais avec tout le monde.Les gens, on ne peut pas leur faire confiance. »

Voilà, il l'avait eue sa réponse. Elle avait préféré taire le fait qu'il était malgré tout gentil, et que cette façon d'être la désarçonnait totalement, et que c'était pour cela qu'un coup elle était sympa, et que la seconde d'après elle était désagréable. Cela correspondait aux moments ou elle se souvenait de ce qu'elle s'était promis en venant ici : de ne faire confiance à personne.


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MessageSujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre   Mar 27 Oct - 16:06

Je comprends les pensées de la jeune fille, je le croyais aussi avant...mai j'avais pensé par la suite que j'avais pu me tromper au début et que finalement, la vie emmenait ceux qu'elle jugeait apte à subir ses épreuves sur des chemins plus délicats. Mais c'est vrai que pour nous, c'était plus du subit que tout autre chose.

Mais contrairement à ce que je m'attend, la jeune fille n'essaie pas de me contredire cette fois. Je la regarde un peu surpris, mais souris finalement. Je ne savais pas si elle disait ça comme ça, juste pour me faire plaisir, ou si réellement, elle était d'accord. Je ne pouvais lire dans son esprit et ce n'était peut être pas plus mal car sinon, je crois que 'jaruais un sacré mal de tête.

Mais le ton change. elle m'explique enfin les raisons de ces revirements de réactions. Je reste silencieux, attentif. En effet, j'avais connu ce soucis moi aussi. Violenté à un jeune âge dans mon enfance, je n'arrivais plus à faire confiance aux gens. Quand ma famille adoptive m'avait pris, j'avais cru que c'était fini, tout rentrait dans l'ordre, mais j'avais tort. Je leur avais fait confiance...et ils m'avaient déçu, trainé encore plus bas que terre.


"En l'occurrence, il n'y a pas de spectateurs comme tu dis...et en dehors de cela, être méchant n'est pas dans mon caractère. J'en ai assez subit dans ma vie pour comprendre que ce n'est pas en faisant le mal qu'on arrive réellement à quelque chose. D'ailleurs, je ne serais pas là aujourd'hui si je n'étais pas un tout petit peu "vraiment sympa" comme tu dis.
Cependant, je ne peux pas t'obliger à me croire et d'ailleurs, ça ne m'apporterait rien personnellement, ni à toi d'ailleurs...Donc tu me diras un jour peut être si...je t'ai déçu moi aussi."

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MessageSujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre   Jeu 29 Oct - 14:36

La conversation avait gentillement prit une tournure qui ne plaisait pas trop à Erin. Déjà, elle sentait son coeur qui accélérait, tapant plus fort dans sa poitrine. Elle était en train de s'énerver. C'était le cas dès qu'elle commençait à parler de quelque chose qui la touche. En général, elle s'énerve, parfois elle pleure, elle crie, part en courant... bref, elle ne se contrôle absolument pas à moins de parvenir à faire un effort surhumain pour se contenir. Déjà, elle n'aimait pas que les gens parviennent à la cerner alors qu'elle fait tout pour que se ne soit pas le cas. Le directeur y était parvenu assez vite, et il avait bien compris qu'elle était sur la défensive avec lui. Ensuite, elle n'aimait pas les discours moralisateurs en général, surtout lorsqu'elle n'était pas prête à les entendre. Alors lorsqu'il se mit à lui dire que se serait Erin elle-même qui lui dirait un jour s'il l'avait déçue, la rouquine fit tout pour se contenir.

« Vos paroles, elles me font rire. Vous dirigez un centre où il y a tout plein de jeunes mal dans leur peau, vous dites que vous les aidez, que vous leur offrez une deuxième chance. Mais pas une seule fois depuis que vous êtes venue me trouver dans le hall vous ne vous êtes impliqué dans ce que vous dites. »

S'arrêtant de marcher, elle se plante devant lui, affrontant son regard. Là, c'était son esprit provocateur qui refaisait le dessus, et petit à petit, elle perdait le combat qu'elle menait contre elle-même pour ne pas s'énerver. Déjà ses membres se raidissaient et se mettaient à trembler sous l'effet des nerfs. Mais elle ne s'arrêta pas là, et avant qu'il n'ait le temps de dire "ouf", elle se remit à parler.

« Je ne remets absolument pas en cause ce que vous avez vécu, et je suis même persuadée que c'est pire que ce que moi-même j'ai vécu. Je ne doute pas non plus du fait que vous soyez sympa, beaucoup m'auraient déjà collé une tarte dans ma figure pour me faire taire, alors que vous, vous ne le faites pas. Mais dans toutes vos belles paroles, je ne vois pas d'investissement de votre part. Vous êtes là pour me montrer ou se trouve quoi dans le centre, ok, c'est bien, mais après vous allez retourner à votre bureau, lire ce que vos employés vont écrire sur mon comportement et à le jour où vous allez me virer d'ici, vous me demanderez si oui ou non vous m'aurez déçue. En ne faisant rien, c'est clair que vous ne pouvez pas me décevoir. »

Sentant qu'elle perdait le contrôle, elle détourna le regard, se retourna en posant une main sur un mur. Sa tête tournait légèrement. Et voilà, tous ses efforts étaient sur le point d'être réduits à néant. Fermant les yeux, elle tenta de respirer doucement, profondément histoire de se calmer.

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MessageSujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre   Dim 1 Nov - 11:21

Erin semblait perdre un peu le contrôle d'elle-même. Je ne l'arrête cependant pas dans ce qu'elle dit, souhaitant exactement savoir ce qu'elle voulait dire et savoir aussi pourquoi elle disait ce genre de choses. Je ne tarde pas à être éclairé sur ses paroles. Au moins, tout était clair. Je l'écoute donc, attentif, jusqu'au bout de ses propos, ne la coupant jamais. Je respectais sa parole qui était d'importance pour moi car sans qu'elle ne veuille l'accepter, elle livrait une partie d'elle-même et se libérait un peu de choses qui la faisaient souffrir jusque là. Je ne sais pas si vraiment, ça aurait un véritable impact par la suite, cependant, on verrait bien.

"Je ne te contredirais pas sur une chose. En effet, après la visite, je vais te laisser tranquille et comme tu le dis si bien, aller dans mon bureau. Ca te permettra de trouver un peu tes propres marques ici, chose que je ne peux pas faire pour toi. Cependant, contrairement à ce que tu crois, je ne suis pas du genre à rester enfermé dans mon bureau. Je n'ai jamais aimé cela et ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer. D'ailleurs, je n'en serais pas sorti pour t'accueillir si j'étais ce genre de personne. Je peux te rassurer sur ce point, on se reverra et bien trop souvent à ton goût, j'en suis presque sûr."

Quand à la virer du centre, ce n'était pas demain que ça aurait lieu. Jamais nous n'avions renvoyé de jeunes, ce n'était pas avec cette jeune fille bien moins dangereuses que certains que nous allions commencer.

"Autre chose, je déteste lire les dossiers. On y trouve tellement tout un ramassis de choses plus ou moins vraies ou fausses qu'on ne peut pas s'y fier. Le seul moyen de savoir c que pense vraiment une personne c'est de lui parler."

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MessageSujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre   Mer 4 Nov - 22:59

À ce moment-là, peu importait ce que le directeur pouvait lui dire, Erin trouverait un moyen de détourner ses paroles selon son bon vouloir. Il avait beau lui déclarer qu'il allait la laisser là afin qu'elle trouve ses marques, elle s'en fichait, car selon elle, s'était justement une preuve qu'il ne s'investissait pas pour elle sans ses belles paroles. Il aurait pu lui promettre d'être toujours là qu'elle aurait encore trouvé le moyen de tourner ses paroles en quelque chose de négatif. Même si au fond d'elle, Erin voulait y croire, elle n'y parvenait pas. Elle avait totalement perdu confiance, que se soit en l'humanité, ou en elle-même. Elle n'allait jamais au bout des choses, et préférait partir telle une furie lorsque c'était le cas. Lorsque le juge lui avait dit qu'elle allait éviter la prison pour aller dans le centre, elle avait échaffaudé un plan qui l'enverrait derrière les barreaux plutôt qu'ici. Mais au dernier moment, elle s'était dégonflée. Manque de courage ou excès de stupidité, elle n'avait pas mit son plan à exécution, réduisant à néant ses chances d'aller en prison. Même si tout au fond d'elle, elle se disait que peut-être, c'était une chance finalement d'être ici, elle était trop butée pour écouter cette partie-là d'elle-même. Non, c'était impossible à concevoir, tout du moins pour le moment. Alors que le directeur continuait de parler, elle tentait de ne pas l'écouter. Mais c'était difficile, n'ayant rien pour la distraire ou captiver son attention, alors elle l'entendit bien lorsqu'il lui dit qu'ils allaient se revoir trop souvent à son goût à elle. Elle se mit à ricaner.

« C'est ça. On va aussi aller camper dans la forêt et manger des marshmallows en se racontant des histoires qui font peur autour d'un feu. Mieux encore, on va aller boire le café ensemble, ou encore jouer au basket... on va tellement se voir qu'à force, je vais avoir confiance en vous, et on deviendra potes. Ouais. À mon avis, on ne se reverra que quand quelqu'un se plaindra de moi et que vous serez obligé de faire votre taff ou quand je ferai une grosse c*nner*e et qu'il faudra punir la méchante rouquine. »

Décidément, il avait le don de la faire sortir de ses gonds. Elle faisait un maximum d'efforts pour rester calme et zen, mais elle n'y arrivait pas. Il fallait qu'elle se trouve un punching-ball histoire de taper dedans un grand coup pour les jours où elle se sentirait comme à ce moment-là. Respirant profondément, elle se retourna pour refaire face au directeur qui l'informait de l'inutilité des dossiers.

« De toutes façons, je sais déjà ce que le mien vous dira... que je suis une cleptomane parce que j'ai volé deux fois dans des supermarchés, que je suis une alcoolique parce que j'ai été piquée deux fois en train de boire, que je suis une folle parce que je me suis tailladé le bras et que je suis suicidaire parce que j'ai tenté de me suicider deux fois. Vous voyez, je viens de vous épargner de la lecture, vous savez tout ce que mon dossier contient et en plus, waow ! Vous avez réussi à me faire parler ! Bravo ! »

Elle minimisait beaucoup ce qu'elle avait pu faire, mais uniquement parce que pour elle, se n'était pas important. Elle avait certes été attrappée deux fois lorsqu'elle volait dans les magasins, et qu'elle était saoule, mais cela s'était produit beaucoup plus de fois, sans que personne ne l'attrappe. Elle ne se tailladait pas uniquement le bras, mais les deux bras et les jambes aussi, sauf que ça, ça ne regardait personne d'autre à part Erin selon elle. Elle se sentait tellement révolté et déçue par le monde qu'elle en avait une mauvaise vision. À présent, elle mettait tout le monde dans le même sac, tout le monde était méchant et sans scrupules, et tout le monde la laissait tomber. Ce n'est pas aujourd'hui que cela allait changer. Plus la conversation avançait, et plus Erin se confortait elle-même dans son idée. Elle ne pouvait s'empêcher de se dire qu'elle était réellement une peste, mais qu'après tout, c'était le seul moyen pour qu'elle survive dans ce monde. Ne se fier à personne, voilà ce qu'on lui avait toujours appris.

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MessageSujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre   Jeu 5 Nov - 11:33

Et malgré les vives paroles de la jeune fille, je continue de la faire visiter le centre, lui montrant les salles, les une après les autres. En tout cas, nous finissons le rez de chaussée et descendons au premier sous-sol. Je lui montre alors cuisine, salle des repas, gymnase, salle de musculation (avec sac de boxe Razz), vestiaires...et même les salles d'isolement.
Je souris à son ironie. Aller camper en forêt...Ouais pourquoi pas après tout ?


"J'ai bien prévu une journée au ski...La forêt c'est pas une mauvaise idée...Ouais je verrais pour organiser ça."

Elle pouvait bien penser ce qu'elle voulait. Je la savais sur la défensive avec moi et ne tenterais pas aujourd'hui d'aller contre cela.

"Sincèrement, on se reverra avant que tu ne fasses des bêtises ne t'inquiètes pas...Et si ce n'est pas le cas, je ne suis pas là uniquement pour la répression et d'autres se chargeront déjà de s'occuper de toi suite à ce que tu aurais pu faire. Si tu cherches à te faire exclure du centre, il va falloir frapper fort."

Nous n'avions pas renvoyé de jeunes même si Erin n'en savait rien. Je la regarde donc, silencieux et finis par lui sourire. Son dossier était pas mal, je l'avoue et par certains côté, me faisait penser au mien.

"Merci de m'épargner un fastidieux travail de lecture... On va se mettre à égalité. Sur le mien, il y a marqué que je suis drogué parce que j'ai pris deux fois de la drogue dans ma vie, que je suicidaire parce que j'ai fais...oula, bien 6 ou 7 tentatives de suicide si je me souviens bien. Il y a également noté que je suis un criminel parce que j'ai fais deux séjours en prison, que je suis fou parce que j'ai tenté d'agresser un adulte du centre lorsque j'étais ado... et que je suis fou parce que j'ai un faux oeil... ouais je sais que c'est bizarre, moi aussi j'ai été un peu halluciné en voyant ça dans mon dossier. Mais j'ai bien rigolé quand même. Le directeur du centre est un mouton noir. Je crois que les journaux s'arracheraient ces renseignements. Tu pourrais te faire du fric."

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MessageSujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre   Ven 6 Nov - 0:21

Non mais était-il en train de se moquer d'elle ? Une journée au ski ? Erin était tellement en colère qu'il ose se moquer d'elle qu'elle ne prêtait même pas attention à ce que le directeur lui montrait. Une journée au ski. Alors qu'elle faisait de l'ironie, lui, il faisait comme si de rien n'était, comme si ce qu'elle venait de dire n'avait aucune espèce d'importance. Il réduisait le tout à une simple proposition qu'elle aurait lancé. Elle était tellement furieuse qu'elle n'en trouvait même pas les mots. Elle laissa simplement passer son commentaire, regardant droit devant elle histoire de lui faire qu'elle s'en fichait de ce qu'il lui montrait, bien que cela soit un sac de boxe dans lequel elle pourrait taper. Mais en réalité, elle prêtait quand même attention, soulagée de voir qu'elle pourrait venir ici dès que son entretien avec le directeur serait fini. Visualiser sa tête un petit peu, [HRP : elle est révoltée, mais elle est pas méchante hein..] cela lui ferait sûrement le plus grand bien. Elle pourrait se dépenser un peu, évacuer l'énergie négative qu'elle était en train d'accumuler. Elle le laissa donc enchainer. Il lui dit à nouveau qu'ils seraient amenés à se voir, et pas uniquement lorsqu'Erin ferait des bêtises. Mais en même temps, il lui dit que s'ils ne se voyaient pas, d'autres personnes seraient là pour la prendre en charge. À nouveau, elle ricana. Son esprit tordu avait encore une fois mal interprêté la phrase du directeur.

« En gros, vous me dites qu'on va se revoir, sauf si on ne se revoit pas et qu'un de vos employés s'occupe de mon cas. Vous vous contredisez un peu beaucoup monsieur Corsas. Alors donc il faut que je frappe fort... et de quel côté vous préférez ? »

Elle le provoquait autant qu'elle le pouvait. Au fond d'elle-même, elle savait très bien qu'elle serait incapable de le blesser volontairement. Il lui arrivait de s'énerver et de bousculer des gens, mais jamais elle ne commencerait une bagarre sans raison. Si elle en venait aux mains, c'était uniquement pour défendre quelqu'un. Erin n'était pas du genre violente, à moins que l'on ne l'y pousse. Enfin, alors qu'ils continuaient leur tour du centre, la rouquine lui avait balancé quelques détails que contenait son dossier. En dehors des papiers manquants qui s'étaient perdus dans les méandres de l'administration, elle lui avait en gros dit qu'elle était alcoolique sans préciser que cela était encore d'actualité, qu'elle avait tenté de se suicider, sans préciser que son arme de prédilection étaient les médicaments et d'autres petits détails dans le genre. Monsieur Corsas répliqua en lui donnant le contenu de son dossier à lui. Effectivement, ils se ressemblaient plus que ce qu'elle aurait cru. Mais il était hors de questions qu'elle lui dévoile les trous de son dossier, même dans un accès de colère soudaine. Elle se contenta de l'écouter sans lui couper la parole. Ce n'est que lorsqu'il termina qu'elle reprit.

« Me faire du fric, comme si ça m'intéressait. J'en ferais quoi ? J'ai personne avec qui le dépenser... ou plutôt, rien en quoi le dépenser. Votre histoire, gardez-là pour que quelqu'un sans scrupules la vende. »

Non mais pour qui la prenait-il ? Une fille sans morale ? Elle avait certes quelques soucis personnels en ce moment, mais elle n'était pas du genre à utiliser les autres pour ses fins personnelles. Non mais.

« Et puis en quoi votre histoire fait de vous un mouton noir ? Parce que si vous êtes un mouton noir, je le suis aussi, ainsi que toutes les personnes qui sont dans votre fichu centre. C'est comme ça que vous nous voyez ?! »

Erin ou l'art de provoquer.

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MessageSujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre   Ven 6 Nov - 10:36

Non j'étais très sérieux au contraire. Il était en effet prévu de faire une sortie dans les Alpes pour faire du ski. Où était le mal après tout ? J'avais le droit si j'en avais envie, de faire sortir un peu mes jeunes de leur routine et de leur faire découvrir le monde extérieur. Oui je trouvais cette ironique proposition très intéressante personnellement. Par ailleurs, j'aurais certainement rigolé aussi si j'avais su qu'elle voulait m'identifier au punching-ball. Qui sait ? Je lui aurait peut être même donné une photo de moi pour qu'elle puisse s'en donner à coeur joie ? Quoi qu'il en soit, je ne voulais pas m'énerver avec elle car je savais cela inutile. Elle était en pleine rébellion et de toute façon, vu l'état de mon coeur, j'avais tout intérêt à rester bien calme et sage.

"Tu sais parfaitement contourner les paroles de ton vis à vis à ce que je vois...Si tu comptes faire une carrière littéraire ou politique, je crois que tu serais vraiment parfaite."

Mais qu'elle se rassure, je ne comptais pas faire vendre mon histoire. Personne n'avait besoin de savoir ce que j'avais pu être et faire dans le passé. Je l'assumais, c'était déjà pas mal je crois. Bien entendu, si cela arrivait aux oreilles des journalistes, mon compte serait rapidement réglé, mais ce n'était pas le cas pour le moment et je n'avais pas l'intention de voir les journalistes s'emparer de toute cette affaire.

"En général, les directeurs d'établissement sont des gens bien plus irréprochables, sans tache dans leur dossier...C'est en cela que je suis un mouton noir comparé aux autres...Pas par rapport aux jeunes du centre. Donc non, ce n'est pas comme ça que je te vois toi, ou les autres."

Je lui explique ensuite que l'escalier qui descend encore est celui menant à la cave, mais qu'il n'y a rien d'autre que de nombreux couloirs et portes. Nous remontons donc pour nous rendre au premier étage où se trouvent dortoirs, salle de bains salle commune et tout le reste...En fait, il ne restait que le grenier en haut, et je décide malgré tout d'y monter.
Une grande place avec du parquet sur le sol, un vieux parquet en chêne mais encore en parfait état. Quelques pièces sinon, refaites déjà en carrelage pour leur part.


"Voilà, je crois que nous avons tout vu...est-ce que tu as des questions particulières ?"

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MessageSujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre   Dim 8 Nov - 19:08

Il ne réagit même pas lorsqu'elle lui demanda de quel côté il voulait qu'elle tape. Erin en fut un peu déçue, comme s'il n'avait pas comprit ce qu'elle disait ou alors qu'il préférait faire semblant de rien. Elle le poussait un peu, se montrant rebelle, mais il ne répondait pas vraiment. Au lieu de ça, il lui lança une petite pique sur la façon dont elle parvient à détourner les propos des autres. Un large sourire apparu sur le visage de la jeune fille. S'il était sincère ou non, personne ne le savait.

« Merci pour le compliment ! Cependant, je ne contourne pas vos propos, comme vous le dites, je ne fais que vous donner mon interprétation. »

Il lui expliqua par la suite qu'il se sentait être un mouton noir car la société attend d'un directeur d'un tel centre qu'il soit irreprochable. En effet, en général, on s'attendrait à ce que ce soir une personne un tant soit peu équilibrée. Mais cela ne garantit en rien la qualité du travail, et dans un certain sens, Erin préférait encore que Rivaul soit un ancien ex-taulard junkie plutôt qu'un type n'ayant eu de grave dans sa vie qu'un retard de payement dans une facture d'électricité. Au moins, même si elle refusait de l'admettre, monsieur Corsas était nettement plus qualifié pour comprendre tous les jeunes, et surtout, la comprendre elle. Leur parcours était quelques peu ressemblant et au fond, c'était peut être ce qui dérangeait Erin, car il était capable de comprendre ce qu'elle ressentait, quelles étaient ses peurs, ses appréhensions, et qu'il saurait sûrement les contourner. Elle ne voulait pas qu'il les contourne et qu'elle se remette à y croire. Ce monde ne lui apporterait rien de bon, elle en était persuadée. Mais après la petite phrase de Rivaul, elle ne sut que répondre. Il lui avait bel et bien cloué le bec. Alors Erin se contenta d'hocher la tête de haut en bas, et le directeur enchaine en parlant du reste des pièces qu'il existe dans le centre. La cave semblait être un endroit accueillant pour Erin, et elle irait sûrement la visiter lorsqu'elle serait seule, justement pour être seule. Remontant, ils se dirigèrent vers le grenier que la rouquine observa attentivement. Il sembla alors prendre congé d'elle. Il voulait sûrement la laisser s'installer comme il le lui avait dit précédemment.

« Non, pas de questions. »

*Pourquoi en aurais-je ?!* pensait-elle. Après tout, elle n'était pas du genre à demander de l'aide pour quoi que se soit, ni à poser de questions. Se tournant vers l'une des fenêtres du grenier, elle regarda à travers. Elle s'attendait à ce qu'il parte simplement, en lui souhaitant une bonne journée, un bon séjour ou une chose du genre.


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MessageSujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre   Lun 9 Nov - 10:49

J'adresse un petit sourire à la nouvelle remarque de la jeune fille. Que de répondant ! Mais ce n'était pas plus mal. Il valait encore mieux cela que des jeunes qui s'enfermaient dans le mutisme le plus complet...Comme moi à mon arrivée par exemple. Qu'est-ce que j'avais pu être chiant quand j'y repensais. En plus, à peine arrivée, voyant un jeune se mettre à fumer, je lui avais arraché et écrasé sa cigarette sous mon pied, sans un mot, seulement en lui lançant un sale regard. Pas de problème que la bagarre avait alors été amorcée...Et en punition dans ces 5 minutes d'arrivée, j'avais dû supporter celui que j'avais...voulu protéger d'un point de vue santé de ses poumons dirons-nous, car l'éducateur pour nous ennuyer avait décidé de nous mettre dans la même chambre. Oui, c'était bien ainsi que j'avais fait mon entrée en fanfare dans le centre.

Erin me dit qu'elle n'avait pas de questions. Je ne savais pas trop si c'était réel, mais après tout, il n'y avait rien de bien compliqué dans le centre. Cela m'ennuyait pourtant de la laisser comme ça, toute seule avec un simple salut à la prochaine. Cette petite m'intéressait trop au niveau de son caractère pour que je fasse cela.


"Tu voudrais boire ou manger quelque chose ? C'est moi qui invite."

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MessageSujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre   Mer 11 Nov - 16:26

Tient, apparemment, la réponse qu'Erin lui donna sur son interprétation des propos du directeur le faisait rire. Pourtant, elle était des plus sérieuses. Elle ne déformait pas ses mots, elle lui disait simplement ce qu'elle en retirait, en tout honnêté. Bon, elle ne lui disait pas absolument tout ce qui lui passait par la tête, sinon, il n'en aurait pas assez d'une vie pour la détester, mais elle lui donnait un aperçu. Le reste n'étaient pas des choses reluisantes qui concernaient différents sujets, mais toutes avaient un point commun : leur négativité. Enfin, au moins, Erin avait réussi à ne pas faire de scandale pour son arrivée ici, et elle espérait tenir assez longtemps sans se transformer en furie. Même si l'attitude de monsieur Corsas la mettait un peu hors d'elle-même, elle parvenait à rester calme, zen, détendue. Enfin en apparences. Et puis le directeur lui demanda si elle voulait boire ou manger quelque chose.

« Vous êtes sérieux ?! » Elle le regarda dans les yeux et eut l'impression que oui, qu'il était sérieux. « Je ne sais pas si c'est une très bonne idée... au cas où vous n'auriez pas remarqué, j'ai été assez... méchante depuis que vous êtes venu m'accueillir... et vous en redemandez ? Pourquoi ? »

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MessageSujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre   Sam 21 Nov - 12:57

La négativité chez les jeunes arrivant au centre n'était pas rare. C'était même au contraire, et malheureusement, une chose assez commune. Mais ce qui était important, c'est que ces nuages noirs soient petit à petit chassés pour être remplacés par un beau ciel bleu sans nuage. Bien entendu, c'était une véritable utopie. A la rigueur, un ciel bleu et un grand soleil oui, mais il y avait toujours de petits nuages blancs pour vous pourrir l'existence. Cependant, ce n'est rien comparé aux gros nuages noir que l'on pouvait deviner chez Erin.

Elle me demande si je suis sérieux après mon invitation surprise. Je la regarde, l'air de dire que oui, je l'étais parfaitement même. Est-ce que j'étais fou ? Peut être en partit après tout, mais ce n'était pas cela qui me semblait le plus important.


"Je ne saurais te dire pourquoi... Peut être que j'ai simplement envie de mieux te connaître. Est-ce que tu vois quelque chose de mal à ça ?"

Après en même temps, je ne pouvais pas l'obliger à me supporter plus longtemps non plus.

"Mais si tu souhaites te retirer pour ne plus me supporter, je suis capable de le comprendre et je ne t'en voudrais pas, promis."

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