
Vivre...Le Centre de la deuxième chance! |
| | | À deux doigts de l'hystérie // Libre | |
| |
| Auteur | Message |
|---|
Rivaul Corsas ¤Directeur¤


Nombre de messages: 22206 Coté coeur: Nessa, la femme de ma vie
Fiche de personnage Raisons de votre présence: Directeur Points de bonne conduite:
   (670/2000) Psy/référent: Médecin : Megan Dufour
 | Sujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre Ven 25 Sep - 16:14 | |
| Je reste silencieux alors que les paroles de la jeune fille me parviennent. Elle avait donc déjà été dans un espèce de centre, mais c'était apparemment, davantage une maison de correction. Nous étions différents ici. Le centre avait pour vocation d'être une espèce de grande famille avec plein de monde pour vous aider selon vos besoins. Des jeunes insupportables dans le passé étaient devenus de vrais perles en sortant d'ici. Dans ce centre s'opérait une espèce de Magie et si certains n'y croyaient pas un instant...moi si. Je l'avais ressentie, rejetée...et finalement acceptée. Ainsi, j'avais pu m'en sortir et devenir ce que j'étais aujourd'hui. Je devais beaucoup au centre et à ses fondateurs, c'était une chose que je n'oublierais jamais. En tenir les rennes aujourd'hui, c'était une véritable fierté...mais aussi beaucoup de problèmes et de responsabilité.
Je m'arrête cependant à nouveau alors que la jeune fille me parle d'une façon plus véhémente de nouveau. J'avais déjà pu remarqué à plusieurs reprises les tentatives de son esprit rebelle pour remonter à la surface. Impossible de l'éteindre évidemment et tant mieux à la fois. Mais m'énerver devant ces paroles, c'était quelque chose qui était encore au dessus de mes forces. C'est donc de nouveau par un léger sourire que je commence avant de reprendre la parole, répondant aux siennes. La différence, c'est que je demeurais calme et toujours bien fixé dans mes idées. La jeune fille aussi bien entendu, mais c'était encore autre chose. Pour le moment, elle était un peu perdue de se retrouver ici...un jour elle comprendrait que tout le monde n'était pas contre elle."Je ne crois pas que les gens qui ont de l'argent, une belle maison, une super famille et j'en passe soient vraiment heureux. Pour moi, ça c'est la façade, c'est du toc. Met du doré sur du fer, on croira que c'est de l'or. Au fond d'eux, qu'est-ce qu'ils ressentent ces gens ? Est-ce qu'on peut vraiment dire qu'ils vivent ? Quand tout est trop facile, ce n'est pas une vie vraiment, juste un château de carte qui à la moindre rafale de vent peut s'effondrer. Le jour où quelque chose leur arrive, ces gens sont totalement désarmés face à la vraie vie parce qu'ils n'ont pas été habitués à lutter et ils ne savent pas le faire. Toi c'est différent. De par ton passé, tu auras toujours quelque chose de plus qu'eux."C'était une certitude à mes yeux. Quand tout est trop facile, c'est qu'un danger se cache et n'est pas loin de tout faire tomber. Toujours calme, j'entreprends alors de répondre à la deuxième partie de son discours."En effet, ça dépend de toi et de ta volonté...mais je n'ai jamais insinué que tu n'avais pas voulu être quelqu'un de bien ou que tu ne veuilles pas t'en sortir. Tu ne serais pas là maintenant sinon, mais bien en prison."Je m'arrête de marcher et m'appuies contre le mur, face à la jeune fille que e regarde un instant avant de reprendre, toujours calmement."Je n'ai pas dit non plus que j'allais te faier trouver ton chemin, mais en tout cas, le centre, pas seulement moi, nous allons essayé de te donner des pistes. Après tu feras ce que tu voudras. On te délivrera des conseils et tu seras libre de les suivre ou non. Nous ne sommes pas une encyclopédie non plus. Nous pouvons essayer de t'aider en te proposant certaines choses, mais si ça se trouve, rien de ce que nous te diront ne t'aidera car finalement, la véritable réponse, tu sauras déjà la trouver, au fond de toi. Dans ce centre, on sait que nous n'avons pas un adolescent, mais bien des adolescents, tous avec leur qualité et leur défaut, des êtres humains à part entière. Je n'en connais pas un qui soit plus mauvais ou meilleur que l'autre. Vous avez tous vos particularités. Quand au fait que l'on puisse vivre seul...alors autant devenir un Robinson à mon sens. Je peux bien assurer une tâche dans la société, mais je serais incapable d'élever du bétail pour manger, de faire un potager pour nourrir toute la famille, de trouver de quoi nous vêtir...quoi que l'on fasse et que l'on pense, au final, on est jamais seul. La société est un tout, on ne peut pas vivre en autarcie dans son coin."Je lui souris de nouveau un peu avant de reprendre, sur un ton confiant, car je l'étais. Sa façon d'être rebelle montrait qu'elle en voulait bien plus finalement que ce qu'elle voulait bien faire croire."La vie ne fait de cadeau à personne c'est vrai...mais je sais que tu as en toi ce qu'il faut pour qu'elle te livre malgré tout, le meilleur d'elle-même. Si tu dois te battre aujourd'hui et continuer de vivre cette vie, c'est pour la vie que tu mèneras demain ou dans un avenir qui peut être très proche. Tu as beaucoup de volonté contrairement à ce que tu penses, ça se sent...ta façon de te rebeller contre les éléments autour de toi, c'est ce qui te permettra de t'en sortir."_________________ *Thierry réveille toi ! Je ne saurais vivre sans toi...*   Invité, tu es un super membre ! Cliquez pour m'aider à m'agrandir : http://Rivaul83.ville-virtuelle.com |
|  | | Erin J. Lopes Ado en difficulté

Nombre de messages: 213 Coté coeur: Qui pourrait la supporter ?!
Fiche de personnage Raisons de votre présence: Suicidaire qui se mutile & boit beaucoup trop. Points de bonne conduite:
   (100/2000) Psy/référent: À trouver
 | Sujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre Ven 25 Sep - 17:15 | |
| Cette fois-ci, Erin prit mal le fait qu'il se mette à sourire. Il n'avait pas arrêté de le faire depuis qu'il était venu à sa rencontre, et elle commençait à se dire qu'il se moquait d'elle. Elle avait la furieuse impression que c'était quelque d'amusant pour lui, sinon, pourquoi est-ce qu'il passerait son temps à sourire ?! Elle sentait l'énervement monter en elle, mais la rouquine parvint quand même à se contenir. Elle ne voulait pas faire de scandale dès le premier jour, et surtout, elle ne voulait pas risquer quoi que se soit. Cependant, elle n'appréciait pas l'attitude du directeur, et elle n'en démordait pas, elle avait l'impression qu'il se moquait d'elle, lui et son petit sourire. Elle allait le rembarrer en lui disant que finalement, elle ferait le reste de la visite seule lorsqu'il prit la parole. Il était calme, comme toujours, et là encore, elle eut l'impression que c'était parce qu'il n'en avait rien à faire. L'idée qu'il puisse simplement avoir l'habitude de se genre de situation ne lui avait pas effleuré l'esprit, ni même que peut-être, il parvenait à réfléchir de façon plus détachée qu'elle, et ainsi, à garder son calme. Non, selon elle, c'était simplement la preuve ultime qu'il ne s'impliquait pas dans ce qu'il disait, dans leur conversation, et que par conséquent, il n'en avait rien à faire d'elle.
Malheureusement (ou heureusement) pour Erin, les belles phrases toutes faites de monsieur Corsas ne passèrent pas à travers le cerveau de la petite rouquine. Elle aurait dû débrancher son cerveau, mais maintenant, elle était en train d'écouter ce qu'il lui disait. Elle écouta chaques mots qui sortaient de sa bouche, et lui, restait toujours aussi calme, tandis qu'elle était de plus en plus énervée. Elle se mit à pincer ses lèvres, puis à balancer de gauche à droite en tortillant ses mains dans tous les sens. Elle voulait lui répondre, mais elle ne voulait pas lui couper la parole, alors elle le laissa continuer de parler, jusqu'à ce qu'il ait dit tout ce qu'il avait à dire. Il répondit à toutes les interrogations qu'elle avait soulevées, bien entendu lui faisant clairement comprendre qu'il y avait de l'espoir pour elle, qu'elle n'était pas une bonne à rien, qu'elle pourrait réussir à s'en sortir et aussi, qu'il voyait en elle la force qu'elle pouvait avoir. Elle sentait ses larmes monter aux yeux, car elle avait envie de croire à tout ce qu'il lui disait, elle avait envie de le croire lui, et pas les autres qu'elle avait cotoyé dans sa vie. Mais il eut le malheur de lui parler de son attitude rebelle, ce qui eut pour effet de la braquer encore plus.
« Vous savez à quoi me fait penser votre petit discours monsieur Corsas ?! À celui d'une secte... » Elle se mit à imiter le comportement de ce qu'elle imagine être un dirigeant de secte. « Sans le centre, vous ne parviendrez à rien. Venez, venez ! Nous avons la vérité ! » Elle arrêta son imitation, et regarda le directeur en continuant de parler. « Un bon slogan vous ne trouvez pas ?! »
Elle se retourna comme pour lui montrer que la discussion était terminée, mais avant même de faire quoi que se soit, elle refit face au directeur, et sans lui laisser le temps de réagir, elle se remit à parler.
« Et ne me parlez plus de ma façon de me rebeller... vous ne me connaissez pas monsieur Corsas, cher directeur, et ce n'est pas parce que vous avez peut-être croisé une personne à qui vous croyez que je ressemble que je suis comme vous le pensez. Vous ne savez pas qui je suis, ni ce que j'ai vécu, alors ne parlez pas de mon attitude ou de quoi que se soit me concernant comme si vous me connaissiez. Ma façon de me rebeller, ce n'est peut-être qu'une façade pour vous, c'est peut-être amusant, mais c'est ma façon d'être. Alors que vous me preniez de haut comme vous le faites en me parlant comme si vous saviez qui je suis, alors là, je ne suis pas d'accord. »
Elle sentit quelques jeunes s'agiter autour d'elle. En tournant la tête, elle put voir que certains approuvaient ce qu'elle disait, sûrement les derniers venus, et d'autres hochaient la tête l'air de dire qu'elle avait tort. N'ayant jamais aimé être le centre d'attention, elle baissa donc le niveau de sa voix, la réduisant à un vague murmurre.
« Vous voyez ?! Je suis une chieuse, mais au moins, j'ai assez de respect pour avoir écouté tout ce que vous m'avez dit. J'avoue que votre discours aurait pu me toucher, sauf que vous n'avez pas répondu à une question... pourquoi je devrais vous faire confiance ?! Pour le moment, vous ne m'inspirez pas grand chose dans ce beau et grand centre. Parce que pour faire tout ce que vous m'avez dit, il faut que je vous fasse confiance, hors, ce n'est absolument pas le cas. »
Erin venait d'aligner deux mensonges en moins de deux phrases. D'une part, le discours de Rivaul l'avait touchée, à tel point qu'elle avait dû ravaler ses larmes pour ne pas se mettre à sangloter comme une enfant face à lui. D'autre part, même si elle refusait de se l'avouer, elle commençait à voir un espoir poindre à l'horizon, un espoir que peut-être, elle trouverait ici ce qu'elle cherche depuis toujours. Mais ayant un grand esprit de contradiction, et surtout, voulant se protéger coûte que coûte, garder sa carapace, elle préférait se mettre sur la défensive et se braquer malgré elle. _________________ Erin Joy Lopes A broken girl, A broken heart, A broken life. |
 |
|
|  | | Rivaul Corsas ¤Directeur¤


Nombre de messages: 22206 Coté coeur: Nessa, la femme de ma vie
Fiche de personnage Raisons de votre présence: Directeur Points de bonne conduite:
   (670/2000) Psy/référent: Médecin : Megan Dufour
 | Sujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre Ven 25 Sep - 17:51 | |
| Une secte ? Tiens, ce coup là, on ne me l'avait aps encore fait. Par ailleurs, j'étais parfaitement conscient que le centre n'était pas adapté à tous les jeunes ayant des problèmes. Certains ne pouvaient être sauvés, nous en avions déjà eu la preuve...mais Erin n'était pas comme ce jeunes qui avaient mal fini. Je persistais à me dire au fond de moi que cette manière qu'elle avait de se rebeller cachait quelque chose de fort dans son coeur. Elle n'en avait pas conscience pour le moment, mais pourquoi ? Tout simplement parce que jamais personne ne s'était donné le mal de lui faire comprendre qu'elle était unique, qu'elle était elle et qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait si on lui laissait sa chance. Cette chance justement, personne ne l lui avait donné....ici, tant bien que mal, c'est ce qu'on allait essayer de faire.
Je continue de l'écouter, calmement, sans hausser un sourcil et silencieux. Il valait mieux que tout ce qu'elle dise là soit dehors que dedans, mine de rien, c'était une avancée, mais j'étais peut être le seul à en avoir conscience. Il était apparemment temps de passer aux choses sérieuses avec cette jeune fille. Je soutiens donc son regard avant de lui répondre, toujours d'un air calme, à cette fameuse question dont je n'avais pas pris la peine de répondre."Je ne sais pas pourquoi tu devrais me faire confiance. Ca, c'est toi seulement qui peut le dire. Tout ce que je sais, c'est que je veux ce qu'il y a de mieux pour toi. Si ce nouveau juge 'tas envoyé ici, c'est pour une seconde chance comme on dit. J'ai l'impression que dans ton cas, ce sera plutôt une première chance, celle de t'exprimer vraiment, d'être toi et de réussir à l'être. Je ne suis pas Dieu, j'ignore ce que tu as vécu, je ne te connais pas assez encore pour vraiment mef aire une idée de toi, mais crois-moi, depuis le temps que je travaille ici maintenant, je sens bien quand il y a quelque chose de fort chez un jeune qui le démarque par rapport aux autres. Tu n'en as pas conscience encore, mais on ne t'as pas donné l'occasion de te faire confiance à toi-même alors quelque part, je dirais que c'est normal. Mais bientôt...un jour en tout cas j'en suis sûr, tu te rendras compte de la chance que tu as d'être ici pour pouvoir enfin vraiment vivre ta vie."Je continue de soutenir son regard, lui parlant avec un calme mais bien plus de sérieux à présent. Les jeunes autour commençaient à s'éloigner de nouveau, ne souhaitant pas prendre part à cette conversation qui devenait particulière, vraiment."Je ne te demande pas de me faire confiance, ce n'est pas ça le but...C'est que toi tu te fasse confiance à toi-même et ça, c'est bien plus difficile. Mais tu y arriveras avec le temps ne t'en fais pas."Je lui adresse un bref sourire qui se voulait encourageant, m'apprête à reprendre ma marche, mais me tourne de nouveau vers la jeune fille."Une petite chose encore. Je ne trouve rien d'amusant dans toute cette situation, si j'ai souris de tout ça, c'est juste parce que moi, j'ai confiance en toi et ça me fait plaisir de pouvoir espérer quelque chose de bon. Je sens que je peux avoir confiance et tu sais ce que j'espère ? C'est que je ne me trompe pas. Et penses ce que tu veux, je peux te jurer qu'il n'y aura pas un jour à partir d'aujourd'hui où je cesserais d'avoir confiance en tes capacités pour te sortir rapidement d'ici."_________________ *Thierry réveille toi ! Je ne saurais vivre sans toi...*   Invité, tu es un super membre ! Cliquez pour m'aider à m'agrandir : http://Rivaul83.ville-virtuelle.com |
|  | | Erin J. Lopes Ado en difficulté

Nombre de messages: 213 Coté coeur: Qui pourrait la supporter ?!
Fiche de personnage Raisons de votre présence: Suicidaire qui se mutile & boit beaucoup trop. Points de bonne conduite:
   (100/2000) Psy/référent: À trouver
 | Sujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre Ven 25 Sep - 19:52 | |
| Bien entendu, il avait un droit de réponse. Et celle-ci ne se fit pas attendre. Comme toujours, il était très calme mais cette fois-ci, il avait décidé de faire monter la pression en soutenant le regard de la jeune fille. Alors qu'elle lui lançait un regard rempli de colère, lui, il restait calme. Son petit discours sur la confiance résonna dans la tête de la jeune rouquine qui savait que quelque part, il avait raison, mais elle était trop bornée pour l'écouter. Erin ne cessait de se dire qu'elle était là que depuis quelques minutes et que déjà, il agissait comme s'il était son père spirituel. Hors, Erin n'aimait pas les gens qui s'invitaient comme ça dans sa vie. La colère qu'elle ressentait augmentait au fur et à mesure qu'il parlait, qu'il disait qu'il fallait qu'elle trouve une confiance en elle-même. Il était sûr qu'à ce niveau-là, elle avait tout à gagner et rien à perdre !
Le directeur continuait de parler, et petit à petit la conversation prenait un ton plus sérieux et Erin n'aimait pas cela. Elle ne voulait pas qu'il soit sérieux. Non. Parce qu'à ce moment-là, elle recommencerait à croire réellement à tout ce qu'il dit, et elle serait fichue. Et à nouveau, il lui adressa un de ses sourires, et Erin aurait pu se mettre en colère si ce qu'il avait dit ne l'avait pas autant touchée, bien qu'elle n'en montra rien. Lorsqu'il arrêta de parler, elle se contenta d'être là, de le fixer avec tout autant de colère dans ses yeux. Elle soupira ensuite, faisant un peu la fille qui n'en a rien à faire, bien que ce ne soit pas le cas au fond.
« Faut que j'aille aux toilettes. Vous m'attendez pour qu'on puisse papoter encore un peu !? »
Son air faussement ironique n'avait pas dû lui échapper. Elle partit sans même lui laisser le temps de répondre et poussa la porte des toilettes. Elle savait que c'était là car il y avait le "WC" d'inscrit. Elle y entra telle une furie, ayant une folle envie de hurler. Mais elle ne le fit pas, car sinon, tout l'étage l'entendrait. Elle se contenta de donner un coup de poing dans une porte, la faisant claquer. Puis elle alla boire un peu d'eau, et se répéta de se calmer. Elle se demandait s'il allait l'attendre, ou s'il allait partir.
_________________ Erin Joy Lopes A broken girl, A broken heart, A broken life. |
 |
|
|  | | Rivaul Corsas ¤Directeur¤


Nombre de messages: 22206 Coté coeur: Nessa, la femme de ma vie
Fiche de personnage Raisons de votre présence: Directeur Points de bonne conduite:
   (670/2000) Psy/référent: Médecin : Megan Dufour
 | Sujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre Ven 25 Sep - 20:38 | |
| AH ça, c'était mon côté psychologue qui ressortait malheureusement. Évidemment, les psychologues, les jeunes ne les aiment pas trop en général. Ce sont des personnes qu'ils fuient naturellement, sans vraiment savoir pourquoi et sans savoir même ce qu'ils sont au fond. Mais ils le sentent. C'est quelqu'un qui sonde un peu les gens, essaie de les comprendre et ça, c'est difficile à accepter lorsqu'on ne se comprend pas sois-même.
Oui je pouvais comprendre cela car j'avais été comme Erin finalement. Un jeune perdu, mauvais même au début. Silencieux, je ne faisais que frapper et m'éloigner ensuite des autres sans jamais décrocher un mot. Aujourd'hui c'était différent. C'était à moi d'aller vers ces jeunes et j'espérais qu'au fond, même si ils ne le montraient pas, mes paroles les touchaient quelque part au fond d'eux. Car même si ils ne voulaient me croire, ils y repenseraient forcément en agissant dans les prochains jours et peut être se rendraient-ils alors compte que j'avais raison ? Ou au contraire, que je m'étais totalement planté sur eux. Mais qu'importe, du moment qu'il trouvait le bon chemin pour eux.
La jeune fille déclare devoir aller aux toilettes, non sans me sorti une petite pique qui va bien. J'opine seulement de la tête, silencieux, et la laisse aller aux toilettes. Le bruit qui en vient me montre bien qu'elle réagit à ces paroles et que déjà quelque part, ça la fait réfléchir. Mais je ne devais pas trop la brusquer...Ce n'était pas bon pour elle. Soufflant un peu, je m'appuies contre le mur derrière moi. J'étais fatigué ces derniers temps. J'avais vraiment du mal à reprendre le travail après cette embolie et peinais vraiment à faire longuement de tels efforts. Ce 'était pas seulement le fait de marcher, mais aussi celui de devoir s'expliquer ainsi car quoi qu'on en dise, pour un coeur fatigué, ça use pas mal. J'étais déjà très maigre et asns doute un peu pâle à cause de ma tension qui n'était aps vraiment fameuse, mais je faisais tout pour ne pas le montrer et continuer mon travail en faisant en sorte que personne ne remarque mon état. J'attendais Erin, devant les toilettes et ne comptais pas en bouger pour le moment._________________ *Thierry réveille toi ! Je ne saurais vivre sans toi...*   Invité, tu es un super membre ! Cliquez pour m'aider à m'agrandir : http://Rivaul83.ville-virtuelle.com |
|  | | Erin J. Lopes Ado en difficulté

Nombre de messages: 213 Coté coeur: Qui pourrait la supporter ?!
Fiche de personnage Raisons de votre présence: Suicidaire qui se mutile & boit beaucoup trop. Points de bonne conduite:
   (100/2000) Psy/référent: À trouver
 | Sujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre Sam 26 Sep - 13:50 | |
| Les deux mains sur le lavabo, Erin leva la tête pour regarder son reflet dans le miroir. Elle était toujours la même. Ses cheveux étaient d'un rouge foncé très brillant. Elle pouvait voir que sa frange avait mal vécu le fait qu'elle se mette à cogner dans la porte quelques secondes auparavent, car elle était toute en l'air. Elle la replaça donc, cachant à moitié un de ses yeux, remontant légèrement au-dessus de l'autre. Le fait qu'elle soit tordue était voulu. Elle réajusta son pull, se disant qu'elle aimerait bien l'enlever, mais qu'elle ne le pouvait pas. Il faisait très chaud ce jour-là, chose qu'elle n'avait pas du tout prévu. Elle tentait de gagner du temps, espérant faussement que le directeur serait parti lorsqu'elle sortirait des toilettes. Puis elle regarda par la fenêtre qui donnait sur le parc. Elle remarqua qu'il y avait un groupe de trois jeunes qui discutaient. Ils avaient l'air tellement normaux... deux garçons, une fille. De temps en temps, Erin remarquait que le plus grand des deux garçons disait quelque chose, et la fille se mettait à sourire, parfois même à rire. Le deuxième garçon n'avait pas l'air d'apprécier sa présence et tentait par tous les moyens d'attirer l'attention de la jeune fille. Seulement cela ne fonctionnait visiblement pas. Il recula d'un pas et se retourna lorsque le premier garçon lui attrappa le poignet. Ils échangèrent deux mots, et le badboy, le premier des garçons bouscula plutôt fortement celui qui voulait partir. Il s'en alla alors, se retournant brièvement vers la jeune fille quelques mètres plus loin.
« Le pauvre... »
Elle se surprit à penser qu'elle aurait bien aimé que le grand badboy prenne une raclée par le deuxième garçon, juste par principe. Puis, Erin se retourna vers la porte, sans pour autant y aller. Elle se demandait depuis combien de temps elle était là. Cet échange avait dû durer moins de deux minutes. Elle calcula : le temps qu'elle se calme, qu'elle réajuste ses vêtements et ses cheveux, qu'elle assiste à cette scène, trois à quatre minutes avaient dû s'écouler. Mais pour être sûre, elle décida d'attendre encore un peu. Elle se disait qu'elle aimerait bien qu'il soit parti, même si elle se mentait à elle-même. Elle compta dans sa tête jusqu'à 60, et retourna vers la porte des WC, l'ouvrant et s'attendant à être de nouveau seule.
_________________ Erin Joy Lopes A broken girl, A broken heart, A broken life. |
 |
|
|  | | Rivaul Corsas ¤Directeur¤


Nombre de messages: 22206 Coté coeur: Nessa, la femme de ma vie
Fiche de personnage Raisons de votre présence: Directeur Points de bonne conduite:
   (670/2000) Psy/référent: Médecin : Megan Dufour
 | Sujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre Dim 27 Sep - 16:33 | |
| Tout me semblait bien long, comme si la jeune fille ne voulait pas sortir de la pièce, volontairement. Ce ne serait guère étonnant, mais je n'étais pas du genre à abandonner aussi facilement, aussi, je décide de continuer à attendre et de rester où je suis. Des jeunes passaient dans le couloir, me regardant d'un air un peu bizarre. Il faut dire qu'ils ne devaient plus être très habitués à me voir dan le centre, mais lorsque l'un d'eux s'arrête un instant devant moi pour me demander si tout va bien, je comprends que c'est surtout mon air fatigué qui les surprend. J'opine doucement de la tête, répondant avec un petit sourire au jeune."Oui, ça va merci...Ne t'inquiètes pas, j'attends juste quelqu'un."Semblant être rassuré, le jeune s'éloigne de nouveau après m'avoir adressé un petit sourire lui aussi et je vois alors la porte s'entrouvrir un peu, hésitante. Je regarde la jeune fille, l'attendant les bras croisés. Je souris un peu en la voyant, heureux de la voir enfin décidée à quitter son petit quartier. Si elle croyait m'avoir fait perdre patience, c'était bien raté. Ça s'accroche les sangsues."Est-ce que tu veux que nous fassions la visite alors ?"_________________ *Thierry réveille toi ! Je ne saurais vivre sans toi...*   Invité, tu es un super membre ! Cliquez pour m'aider à m'agrandir : http://Rivaul83.ville-virtuelle.com |
|  | | Erin J. Lopes Ado en difficulté

Nombre de messages: 213 Coté coeur: Qui pourrait la supporter ?!
Fiche de personnage Raisons de votre présence: Suicidaire qui se mutile & boit beaucoup trop. Points de bonne conduite:
   (100/2000) Psy/référent: À trouver
 | Sujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre Dim 27 Sep - 18:51 | |
| « Ah vous êtes encore là ?! Je croyais que vous seriez parti faire autre chose du genre, votre travail, de la paperasse, plutôt que de rester avec moi et me faire la traditionnelle visite. »
Quelle sangsue celui-là ! Son but dans la vie était-il d'embêter Erin, de la gêner avec ses discours moralisateurs qu'elle n'avait pas du tout envie d'entendre pour le moment ?! Mais Erin remarqua assez vite qu'il était un peu pâle comparé à tout à l'heure. Elle avait sûrement dû l'épuiser, comme elle le faisait avec un peu tout le monde. Elle le regarda, se sentant un peu coupable.
« Vous... allez bien ?! »
Elle remarqua un garçon qui passait comme une flèche derrière monsieur Corsas, et elle le suivit du regard l'ayant reconnu. C'était le jeune homme qui s'était fait bousculé il y a quelques instants alors qu'il discutait dehors. Elle l'observa remonter les escaliers par lesquels elle venait de redescendre avec le directeur. Il devait sûrement aller dans sa chambre à lui. Erin ne cessait de se demander ce qu'il s'était passé et surtout, si tous les jeunes dans le coin étaient aussi fous que ça, si elle risquait de se faire bousculer rien qu'en discutant avec quelqu'un. Si tel était le cas, ce serait une raison de plus pour qu'elle ne parle à personne ici, qu'elle ne se lie d'amitié avec personne, et qu'elle reste simplement dans son coin, sans déranger personne. C'était un peu la loi de la jungle par ici finalement. Se rappelant justement de où elle se trouvait, et surtout, avec qui, elle reposa ses yeux sur le directeur, ne sachant pas s'il avait répondu ou non à sa question, alors pour faire comme si elle avait tout suivi aux dernières secondes, elle trouva une phrase qui irait dans les deux cas : s'il allait bien ou non.
« Parce que vous avez l'air un peu fatigué d'un coup. Il vous faut du repos... autant de jeunes, ça doit vous pomper toute votre énergie. Et surtout, je ne suis pas toujours très facile à vivre... »
Ce n'était pas dans ses habitudes d'admettre ce genre de choses, d'avouer qu'elle n'était pas facile, mais bon, il fallait bien qu'elle se calme un peu et qu'elle cesse d'en vouloir au directeur pour rien. Jusqu'à présent, à part ses discours un peu hautains, il ne lui avait rien fait. _________________ Erin Joy Lopes A broken girl, A broken heart, A broken life. |
 |
|
|  | | Rivaul Corsas ¤Directeur¤


Nombre de messages: 22206 Coté coeur: Nessa, la femme de ma vie
Fiche de personnage Raisons de votre présence: Directeur Points de bonne conduite:
   (670/2000) Psy/référent: Médecin : Megan Dufour
 | Sujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre Dim 27 Sep - 20:11 | |
| Je lève un léger sourcil à sa remarque. Parce que m'occuper des nouveaux arrivants ne faisait pas partie de mon travail selon elle ? C'était pourtant bien le cas. En général, une secrétaire me secondait pour l'arrivée de ces jeunes, mais celle-ci était en congé, c'était donc à moi d'assurer ce travail là en plus. Et malheureusement, ces derniers temps, il y en avait beaucoup du travail, beaucoup trop même."Faire en sorte que tu ne te perde pas dans le centre et que tu sois acueillie correctement fait aussi partit de mon travail...Ne t'en ais pas. Je n'aime aps faire les papiers, ils ne s'envoleront pas malheureusement."Ben oui, en général, ce n'était pas le genre de chose qui disparaissait comme ça. Dommage d'ailleurs car ce serait bien plus pratique quand me^me. Tant pis, il allait favoir faire avec et s'y remettre dès que j'en aurais fini avec cette jeune fille. Un peu surpris à sa question, je me redresse et opine doucement de la tête, lui adressant un léger sourire."Oui pas de soucis.."Vraiment ? Je n'en étais pas si sûr mais le principal c'était que la jeune fille n'insiste pas là dessus...et pourtant, c'est ce qu'elle fait peu de temps après, reprenant le cours de notre conversation comme voulant se justifier. De nouveau, je fronce les sourcils. Se sentait-elle coupable ? Il n'y avait pourtant pas de quoi."Tu n'y es pour rien Erin. On manque un peu de monde en ce moment et j'ai beaucoup de travail en plus des problèmes personnels...Rien de plus. Je dois même avouer que être avec toi ou les autres jeunes me fait du bien. Ca m'aide à ne pas penser au reste."_________________ *Thierry réveille toi ! Je ne saurais vivre sans toi...*   Invité, tu es un super membre ! Cliquez pour m'aider à m'agrandir : http://Rivaul83.ville-virtuelle.com |
|  | | Erin J. Lopes Ado en difficulté

Nombre de messages: 213 Coté coeur: Qui pourrait la supporter ?!
Fiche de personnage Raisons de votre présence: Suicidaire qui se mutile & boit beaucoup trop. Points de bonne conduite:
   (100/2000) Psy/référent: À trouver
 | Sujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre Dim 27 Sep - 20:43 | |
| Reprenant très lentement la marche pour visiter les lieux, Erin ne savait pas du tout où elle allait, et elle espérait que ce cher directeur allait lui indiquer le chemin au fur et à mesure. Elle ne fit que deux pas avant de s'arrêter à nouveau. Elle ne répondit pas de suite lorsqu'il lui dit que c'était une partie de son travail de l'accueillir et de lui montrer les lieux. Elle se contenta d'hausser les épaules en baissant la tête, regardant le sol avant de trouver une réponse.
« À force, vous allez prendre du retard dans votre travail, et votre beau centre sera en perdition... tout ça à cause de l'administration... »
Langue de vipère, elle aimait avoir le dernier mot. Elle fit un nouveau pas en direction d'un couloir au hasard. Décidant de ne pas relever la remarque sur son éventuelle culpabilité dans l'état général du directeur, elle fit comme si elle ne l'avait pas entendu. Oui, elle avait une mémoire et une ouie séléctives.
« On va par où là ?! »
Elle pointa le couloir droit devant elle, faisant un nouveau pas dans cette direction. Cependant, la curiosité de la jeune fille avait été à nouveau piquée. Alors comme ça, être avec une bande de jeunes fous le faisait penser à autre chose ?! Mais quels genre de problèmes pouvait-il bien avoir ?! Naïve qu'elle était, Erin croyait qu'il ne devait rien y avoir qui cloche dans la vie du jeune directeur. Après tout, il dirigeait tout un établissement qui, apparemment, ne tombait pas en ruine. Elle avait remarqué le respect dans les yeux de la plupart des pensionnaires à son égard, et malgré les cicatrices qu'il portait aux bras, et son oeil artificiel, il semblait qu'il ne lui manquait aucun membre. Sa curiosité étant trop forte, elle se risqua à lui poser une question, quitte à ce qu'il lui en pose une en retour.
« Si je peux me permettre... quel genre de choses est-ce que vous essayez d'oublier ?! »
Elle évita cependant de croiser son regard, se disant que s'il voulait en parler, ce serait plus facile pour lui, et que s'il ne le voulait pas, il n'aurait qu'à changer de conversation en faisant semblant de ne pas l'avoir entendue. La voilà qui pensait comme un des adultes qui devaient se trouver ici ! Cette idée la fit légèrement sourire tellement elle la trouvait ironique. _________________ Erin Joy Lopes A broken girl, A broken heart, A broken life. |
 |
|
|  | | Rivaul Corsas ¤Directeur¤


Nombre de messages: 22206 Coté coeur: Nessa, la femme de ma vie
Fiche de personnage Raisons de votre présence: Directeur Points de bonne conduite:
   (670/2000) Psy/référent: Médecin : Megan Dufour
 | Sujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre Dim 27 Sep - 20:56 | |
| De nouveau surpris par la jeune fille, je lui adresse un fin sourire. Elle n'avait peut être aps tout à fait tort, mais je refusais de passer mon temps enfermé alors que je pouvais me rendre utile ailleurs. Je l'avais toujours dit qu'il ne faudrait pas m'en vouloir pour des papiers non rangés ou pas faits car je préférais mille fois le travail sur le terrain. Une chance, jusqu'à en ce moment où nous étions si peu nombreux, j'avais toujours réussi à tout faire bien dans les temps, m'avançant au maximum pour ne pas être pris de court. Mais ces derniers temps, d'autres pensées m'occupaient l'esprit.
Alors que la jeune fille s'introduit dans le couloir qui prolongeait le secrétariat, je lui explique où nous allons."Là c'est le coulior où se trouvent tous les bureaux. Celui des éducateurs, des psychologues, le mien aussi...à gauche là, tu as deux salles de classe et complètement au fond de l'autre couloir après l'angle là-bas, tu as une grande bibliothèque. J'ai toujours aimé lire alors je fais en sorte qu'elle soit bein fournie."Ainsi, beaucoup d'ouvrages s'y trouvaient et la bibliothèqe était réellement très grande avec ses rangées de livres en tout genre, des ordinateurs aussi pour se connecter à internet, enfin seulement sur des sites autorisés par le contrôle parental et des tables pour travailler ainsi que des fauteuils pour lire tranquillement.
A la nouvelle question de la jeune fille, je la regarde, essayant de asvoir si je pouvais lui parler de tout ça alors qu'elle avait plutôt tendance à me rejeter...mais je pouvais rester évasif, surtout sur un point, alors je me décide."J'essaie d'oublier...que mon meilleur ami est dans le coma et aussi...ma mort tout simplement."Simplement ? C'était plutôt vite dit car je savais que tout ça me pendait au nez et je n'y pouvais rien._________________ *Thierry réveille toi ! Je ne saurais vivre sans toi...*   Invité, tu es un super membre ! Cliquez pour m'aider à m'agrandir : http://Rivaul83.ville-virtuelle.com |
|  | | Erin J. Lopes Ado en difficulté

Nombre de messages: 213 Coté coeur: Qui pourrait la supporter ?!
Fiche de personnage Raisons de votre présence: Suicidaire qui se mutile & boit beaucoup trop. Points de bonne conduite:
   (100/2000) Psy/référent: À trouver
 | Sujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre Dim 27 Sep - 21:25 | |
| Calmée depuis son petit tour aux WC, Erin essayait de retenir les moindres recoins du bâtiment. Déjà qu'on allait la faire rester ici pendant un moment, autant qu'elle sache se repérer sans avoir besoin de demander à quelqu'un de l'aider ! Ce serait le comble. Elle qui savait se repérer dans toutes les villes où elle avait habité, ce n'était pas un petit centre qui allait venir à bout de son sens de l'orientation. Elle se dit qu'il faudrait qu'elle aille à la bibliothèque un de ses jours, afin de voir si elle pouvait s'y cacher le soir pour bouquiner en paix. Elle aimait bien lire un livre de temps en temps, lorsque l'histoire ne lui rappelait pas la sienne, elle était donc plutôt branchée science fiction, car les romans trop réalistes la ramenaient toujours à la réalité.
« Est-ce qu'il y a un accès à internet dans la bibliothèque ?! »
Non pas qu'elle ait des amis à contacter, car ce n'était pas le cas. Mais il lui arrivait d'aller voir les dernières informations et surtout, de chercher des informations sur sa famille. Elle avait tenté de taper le nom de sa mère dans google un jour, et elle avait obtenu quelques résultats, alors qui sait, peut être qu'elle trouverait de la famille qui la sortirait de là ! Surtout que d'après ce qu'elle savait, elle avait de la famille ici, en France. Enfin. La jeune fille attendait patiemment que le directeur se décide soit à répondre, soit à éviter sa question. Elle s'était montrée tellement désagréable qu'elle ne serait pas étonnée qu'il change de sujet, mais elle fut surprise qu'il soit quand même d'accord pour en parler. Ainsi, il était mort, et son meilleur ami était dans le coma. Son meilleur ami travaillait-il ici aussi ?!
« Je suis désolée. »
Était-ce de la sincérité qu'on pouvait entendre dans la voix d'Erin ?! Il semblerait bien que oui. Personne ne méritait un tel sort, pas même les ordrures qui faisaient du mal aux gens. Personne ne devrait souffrire dans sa vie. Sans quitter le sol des yeux, la jeune fille décida de pousser la conversation un peu plus loin... dans un tournant plus glauque.
« Je me demande... ça fait quoi d'être mort ?! C'est vrai ce qu'on dit sur le tunnel, la lumière et sa propre vie qui défile devant ses yeux ?! »
Elle avait tenté de se suicider plusieurs fois, mais elle n'avait jamais été réellement morte, et le peu de souvenirs qu'elle avait de ses moments-là étaient les tubes, les piqures, les médecins, les questions, les mains attachées et la souffrance de s'être râtée.
_________________ Erin Joy Lopes A broken girl, A broken heart, A broken life. |
 |
|
|  | | Rivaul Corsas ¤Directeur¤


Nombre de messages: 22206 Coté coeur: Nessa, la femme de ma vie
Fiche de personnage Raisons de votre présence: Directeur Points de bonne conduite:
   (670/2000) Psy/référent: Médecin : Megan Dufour
 | Sujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre Dim 27 Sep - 21:36 | |
| La jeune fille truverait très certainement son bonheur dans la bibliothèque, mais de là à y rester le soir, il faudrait voir. Elle pourrait emprunter un livre et lire tranquillement a fond de son lit avant de s'endormir Mais peut être était-ce le gener de jeune fille à sortir après le couvre feu ?"Oui. Certains sites sont interdits évidemment, on a un contrôle parental installé, mais sinon tout le reste est possible."Je ne lui pose pas de question sur ce qu'elle avait à faire avec internet. Que ce soit discuter avec des amis ou autre chose, cela ne me regardait pas et vu comme la jeune fille s'tait montrée froide envers moi, j'imaginais bien qu'elle ne me parlerais pas de tout ça de toute façon. Lorsque je lui parle de ma mort, elle s'excuse pourtant et un instant, je la regarde, me demandant si elle était sincère...il semblait bien que ce soit le cas. Je hausse doucement les épaules et lui adresse un faible sourire, continuant de marcher pour revenir vers le hall. JE m'arrête devant une espèce de table qui était en fait un plan détaillé du centre."Si jamais tu as un oublis, le plan est là. Il te suffira de le consulter."Et la conversation se poursuit, plus sombre à présent, mais que dire. C'était la vie malgré tout et il fallait faire avec. Je reste un moment silencieux après qu'elle m'ai posé son interrogation et finit par lui répondre au bout d'un petit moment."Je ne sais pas trop...A mon premier arrêt cardiaque, je me souviens juste d'une sensation de bien être et...une chaleur agréable et douce. Je ne sais plus si il y avait de la lumière ou pas...Je me vois juste au dessus de mon corps, au dessus de ceux qui m'entouraient...et c'est tout. Mais ce que je sais aussi, c'est que avant de partir, j'ai envie d'aider le centre et ses jeunes au maximum...et passer encore quelques bons moments avec mes enfants. Je ne veux pas avoir de regret au moment de passer l'arme à gauche."_________________ *Thierry réveille toi ! Je ne saurais vivre sans toi...*   Invité, tu es un super membre ! Cliquez pour m'aider à m'agrandir : http://Rivaul83.ville-virtuelle.com |
|  | | Erin J. Lopes Ado en difficulté

Nombre de messages: 213 Coté coeur: Qui pourrait la supporter ?!
Fiche de personnage Raisons de votre présence: Suicidaire qui se mutile & boit beaucoup trop. Points de bonne conduite:
   (100/2000) Psy/référent: À trouver
 | Sujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre Lun 28 Sep - 20:04 | |
| Un contrôle parental installé. C'était très ironique étant donné qu'Erin n'avait jamais eu de restriction. En général, les familles où elle vivait n'en avaient rien à faire. Une famille qui la nourrissait, c'était une bonne famille. Le reste, c'étaient tous des gens qui fermaient leur porte pour qu'elle ne puisse pas rentrer, la laissant ainsi passer ses nuits dehors ou chez des connaissances qui la prenaient en pitié. Sinon, elle avait eu droit aussi à une famille qui faisait comme son beau-père. Sauf que là, c'était toute la gente masculine de la famille qui s'y mettait. Le père, le fils biologique, un des autres enfants comme Erin aussi... c'est là qu'elle a appris à être solidaire, et à prendre les coups à la place des plus petits. Donc non, on ne l'avait jamais surveillée ou limitée, et cela la surprenait un peu que le directeur ait pris ce genre de décision. Cependant, elle ne commenta pas, se disant qu'il devait sûrement avoir ses raisons, ou alors que des jeunes avaient fait des choses répréhensibles.
Quelques minutes plus tard, voilà que le directeur lui montre un plan qui faisait la surface d'une table. Pas mal comme idée, mais elle avait déjà repéré les lieux, tout du moins, elle avait repéré les endroits les plus intéressants comme la bibliothèque et sa chambre... le reste était du superflu à ses yeux. Les salles de classe, si elle y mettait les pieds, c'était juste pour ne pas avoir de punition. La seule salle de classe dans laquelle elle irait bien ,c'était celle de danse, si elle existait bien sûr.
«Je sais, je suis curieuse, mais je me demandais si par hasard vous avez une salle de danse, ou quelque chose d'assez grand qui ferait l'affaire ?! »
Erin était intéressée par ce que monsieur Corsas allait lui répondre sur son expérience avec la mort. Elle était très curieuse, et jusqu'à présent, personne n'avait jamais réellement osé aborder le sujet avec elle, principalement parce qu'elle avait tenté de se ôter la vie plusieurs fois. Les gens pensaient que cela la conforterait dans son idée, et que le soir-même, elle retenterait de mettre fin à ses jours. Pour le moment, Erin n'avait pas de raisons de le faire. Mais elle savait qu'à n'importe quel moment, avec un évènement aussi infime il paraisse, elle pourrait basculer. Elle savait très bien qu'elle était imprévisible. Cependant, ce n'était sûrement pas ce que le directeur allait lui dire qui allait la convaincre de franchir le pas. Elle l'écouta attentivement, tentant de trouver quelque chose qui lui rappellerait ce qu'il ressentait alors, mais quelque chose qu'elle pourrait avoir en vrai, sans avoir à passer par la case "mort". Pour elle, la seule chose qui se rapprochait de ce qu'il disait, c'était lorsqu'elle se mutilait, ou lorsqu'elle dansait. Ce sentiment de flotter au-dessus d'elle-même, d'être libre, au chaud.
« C'est ce qui vous a poussé à rester ?! ... Non, attendez, j'ai mal formulé ma question... est-ce qu'à un moment donné vous avez eu une espèce de choix entre rester ou partir ?! Ou alors vous n'avez rien choisi, on vous a ramené ici, et basta ?! »
_________________ Erin Joy Lopes A broken girl, A broken heart, A broken life. |
 |
|
|  | | Rivaul Corsas ¤Directeur¤


Nombre de messages: 22206 Coté coeur: Nessa, la femme de ma vie
Fiche de personnage Raisons de votre présence: Directeur Points de bonne conduite:
   (670/2000) Psy/référent: Médecin : Megan Dufour
 | Sujet: Re: À deux doigts de l'hystérie // Libre Lun 28 Sep - 22:16 | |
| Disons que certains jeunes se rendaient invariablement sur des sites où ils n'avaient aps à être. Ils prenaient aussi des renseignement sur des médicaments pour en voler à la pharmacie et remplacerla drogue, ou sur la drogue elle même si ils parvenaient à en trouver. Bref, que de raisons de limier un peu les accès à internet pour éviter des dérives et de graves problèmes par la suite.
Ecoutant la question de la jeune fille, j'opine de la tête et pointe sur la table le 1er sous sol où se trouvait outre le réfectoire et le gymnase, également une salle de musculation et une salle de danse."Il y en a une. Elle a ses miroirs tout autour de la pièce, une chaine hifi pour mettre la musique que tu veux et les barres d'exercice. Inutile de te préciser que le parquet ne dois pas être foulé par des chaussures habituelles."En effet, il était important de tenir le parquet propre pour les petits chaussons et exercices au sol. Hors de question qu'un adolescent s'amuse à mettre ses pieds avec basket dessus. En attendant, notre discussion sur la mort se poursuit. J'étais un peu ennuyé de devoir aprler de cela, mais en sans plus en même temps. Disons que ça me faisait fouiller dans mon passé et cela faisait un bon moment que je n'en avais plus parlé."C'est plus difficile que ça je crois...la première fois dont je te parle, j'avais 13 ans et j'ignorais que j'étais malade alors...par la suite, j'avoue que j'ai essayé de passer l'arme à gauche volontairement et tout de suite on m'a ammené ici pour m'aider. Je ne croyais en rien...mais j'ai finis par m'en sortir, pour pouvoir aider les autres moi aussi. Quand j'ai eu de nouveaux problèmes de santé, je me suis battu pour mes enfants et ma femme...je ne voulais pas les abandonner, surtout pas mes enfants. Et puis le centre...Personne n'était prêt à ce moment pour prendre ma relève. Ca aurait été la débandade. Là oui, je me suis battu pour rester, de toutes mes forces. Même si je n'ai fais que retarder l'échaéance, maintenant j'ai pris mes dispositions au moins."Un faible sourire à la jeune fille alors que je plonge de nouveau dans mes pensées. Oui, maintenant la mort pouvait venir me cueillir. Les enfants n'étaient plus seuls et ne le seraient jamais plus, quelqu'n était prêt à reprendre ma place ici...Enfin si on voulait. Disons que pour les deux, je prérais que ce soit quand même le plus tard possible. Aucun n'était prêts à prendre ma suite réellement."En général, ce n'est pas nous qui choisissons si on veut s'en aller ou pas...mais je sais que ici, on fera tout pour que tu ne quitte pas ce monde. C'est trop dommage crois-moi...en tout cas, maintenant j'y crois moi."_________________ *Thierry réveille toi ! Je ne saurais vivre sans toi...*   Invité, tu es un super membre ! Cliquez pour m'aider à m'agrandir : http://Rivaul83.ville-virtuelle.com |
|  | | | | À deux doigts de l'hystérie // Libre | |
|
| Page 2 sur 4 | Aller à la page : 1, 2, 3, 4  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|