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 Journal de Nathan Trages

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Nathan Trages
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MessageSujet: Journal de Nathan Trages   Mar 27 Nov - 12:22

Le 26 octobre 2007 :
Ma chère maman,

Cela fait une semaine que tu m'as quitté, mais tu es toujours au centre de mes pensées. Je sais que tu ne voudrais pas me voir continuer la drogue, mais tu sais aussi pourquoi j'ai commencé...et surtout à cause de quoi.
Je suis arrivé dans cet espèce d'asile de fou, du moins, je crois que ça en est un. Je ne suis plus vraiment sûr de rien maintenant. C'est bizare ici, mais le bâtiment est pas mal. Ce que je déplore seulement, c'est que je ne puisse jamais être seul assez longtemps pour faire ce que je veux. Depuis hier, il s'est déjà passé beaucoup de choses.

A mon arrivée avec les deux policiers, un éducateur et deux jeunes filles sont venu m'accueillir. Je n'ai aps voulu parler et je suis finalement monté dans ma chambre au lieu d'accompagner les filles qui devaient me montrer le centre. Je sais que ce n'était pas très sympa, mais je préférais ranger enfin mes affaires et pouvoir moi même découvrir ce nouveua lieu. J'ai peur de m'ennuyer.

Après cela, j'ai été à l'infirmerie. Là, j'ai fais la connaissance du médecin chef qui a donné les soins nécessaires à mon épaule avant de me faire passer ma visite médicale. Mais ça c'est mal pour tout te dire. En fait, j'ai frappé cette femme qui n'a pas l'air méchante au fond. Je crois que je lui ai vraiment fait mal et finalement, un homme que je ne connais pas est arrivé pour nous séparer...je me suis battu avec lui aussi, mais je ne me souviens pas vraiment du reste.

La nuit venue, je me suis levé pour me rendre à l'infirmerie. Lors de ma visite médicale, j'avais repéré l'armoire à médicaments et donc, j'ai été l'ouvrir et ai trouvé des cachets avec des amphétamines. Il y avait d'autres drogues, mais c'est celle que je veux parce que je dois absolument le battre. Une femme enceinte, tout comme le médecin chef m'a surpris finalement et je me suis battu avec elle pour l'empêcher de me prendre mon bien. Finalement, son mari est arrivé et je me suis battu avec lui aussi avant de m'en aller. J'aurais peut être dû rester...mais je n'avais pas vraiment envis de le faire non plus. Tant pis pour cette femme, la prochaine fois, elle ne trainera pas de nuit dans les couloirs.

Quoi qu'il en soit, le lendemain matin en me réveillant dans mon lit, j'avais envis de bouger. Je me suis levé tôt et ai été faire mon footing matinal. J'ai encore fait une rencontre, mais j'ai frappé la fille qui était là pour finalement l'emmener elle aussi à l'infirmerie. mon épaule saignait de nouveau quand à elle, mais le même mdecin m'a de nouveau soigné.

Après, j'ai été dans la salle de musculation où j'ai bien profité des installations de ce centre. Ils ont tout ce qu'il y a de mieux pour le sport, c'est vraiment super. J'ai ensuite pu me faire quelques paniers dans le gymnase et j'ai même joué avec un garçon qui devait avoir mon âge. Lui, je crois que je l'aime bien...il me ressemble un peu et au moins il sait jouer au basket.

Dans l'après midi, ne trouvant pas de coin tranquille, je me suis rendu dans la salle de repos du personnel. Oh non maman, je ne faisais rien de mal. J'avais pris mon livre avec et était en train de lire quand une femme est entrée. Je suppose que je n'ai as besoin de te faire de dessins quand à la suite des événements.

Plus tard dans la soirée, j'ai rencontré une femme dans les couloirs. Il faisait nuit, mes voisins étaient trop bruyants pour que je puisse dormir alors je me suis levé et j'ai été à la fenêtre pour admirer les ténèbres qui emplissaient la nuit. Une jeune femme m'a abordé, mais de nouveau, ça c'est mal passé. Je m'en suis pris à elle et je me suis cassé la main. J'arrive heureusement à t'écrire de la main gauche pour te tenir au courant ma petite maman, mais je dois dire que c'est plus long qu'avec l'autre main. Cependant, j'ai encore pleins de choses à te dire.
Après avoir brièvement perdu connaissance, j'ai emmené la jeune femme à l'infirmerie où je me suis de nouveau évanoui...là non plus, je ne sais plus trop ce qui s'est passé.

Voilà pour ces deux permiers jours dans ce centre maman. Je sais que tu ne dois pas être très fière de moi et je suis triste moi aussi de voir mon comportement...mais c'est plus fort que moi. Quand je vois des gens me tourne autour, je ne peux m'empêcher de frapper. J'aimerais arrêter...mais au fond, tant que je suis ici, je fais quelque chose. J'ai peur de l'extérieur sans toi. Je voudrais tant t'avoir encore auprès de moi.

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Nathan Trages
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MessageSujet: Re: Journal de Nathan Trages   Lun 21 Jan - 13:44

Le 5 décembre 2007 :
Ma chère maman,

Je sais, ça va faire deux mois que je ne t'ai pas donné de mes nouvelles et avant toutes choses, je tiens à m'en excuser.

Comme tu dois t'en douter, il s'est passé beaucoup de choses depuis ce temps et ça n'a pas forcément était très joli. Je vais essayer de raconter le tout, mais je crois avoir oublié pas mal de choses déjà, alors que d'autres par contre, sont bien plus présentes.

Je ne me suis pas arrêté de frapper les gens que je rencontrais. Je me suis peut être un peu calmé, légèrement extériorisé...enfin, on va dire que je parle un peu plus qu'avant, mais je ne peux pas encore m'arrêter de faire le mal autour de moi. Je ne saurais pas te dire pourquoi, mais c'est comme ça.

Deux jours après mon premier message pour toi, j'ai fais la connaissance d'une jeune femme travaillant au centre. Tu te doutes qu'une fois de plus, ça s'est mal passé. J'ai dû à la fois l'emmener et m'emmener moi même à l'infirmerie. Mais là, un mot de trop est sortit et j'ai commencé à la frapper. Le Dr Dufour, le médecin chef dont je t'ai déjà parlé et un autre de ses confrères, le Dr Nothomb, sont venus à la rescousse. Je me suis battu avec l'homme, tentant de m'échapper de son étreinte, mais sans me douter que ce serait le Dr Dufour qui aurait le dernier mot. Elle m'a planté une seringue de calmant dans le bras et peu de temps après, j'ai perdu connaissance. Encore aujourd'hui, j'ignore ce qu'il s'est passé pendant mon sommeil.

Environ une semaine après que je t'ai donné mes dernières nouvelles, j'ai eu une autre altercation, avec une des jeunes filles du centre. Une de ses amies et venue l'aider alors que j'allais de nouveau frapper. Elle m'a planté une aiguille dans le bras. C'est étrange comme de si petites choses peuvent faire autant de mal. J'ai eu mal immédiatement, perdant presque connaissance, cependant, je ne l'ai pas perdu. Je suis sortis de la chambre peu de temps après, sans avoir frappé personne au final, et je me suis rendu dans ma chambre. La douleur me vrillait le bras et je me suis allongé pour me reposer.
Mais dans la nuit, je n'ai pu faire autrement que de constater que j'avais toujours aussi mal et même bien plus. Mon bras avait enflé et je ne sentaispour ainsi dire plus mes extrémités digitales. Je me suis donc levé et ai été à l'infirmerie. Une femme m'a accueillie, toujours la même, et elle m'a fait admettre en urgence à l'hôpital. Je suis longuement resté là bas, 9 jours pour être précis. Et là aussi, il s'est passé bien des choses.
Alors que j'étais emmené dans la salle d'opération, j'ai commencé à paniquer en voyant tous ces gens en blouse blanche. J'ai pensé à toi maman...j'ai pensé au moment où tu es partie et où ces gens n'ont rien pu faire en arrivant. Alors j'ai eu peur et je me suis débattu. Le médecin du centre m'a attrapé par derrière pour m'immobiliser et permettre aux médecins de m'endormir. Je l'ai mordu au bras, me suis longuement débattu avec lui et finallement l'ai repoussé assez fort en arrière. Mais les autres médecins avaient eu le temps de m'injecter leur produit et j'ai perdu connaissance, ignorant ce qui s'était passé après que j'ai poussé cet homme.
En fait, il est tombé en arrière sur le plateau de chirurgie et s'est apparemment planté un scalpel dans le ventre. J'ignorais la présence de ce plateau derrière moi maman, je te le promet. Si je voulais qu'il me lâche, jamais je n'aurais souhaité qu'il se blesse ainsi pour autant. Il a été hospitalisé lui aussi et encore aujourd'hui, j'ignore si il va bien ou non. J'essaierais de la savoir et de m'excuser, mais je ne te promet rien quand à cela maman.
Moi même, j'étais endormis et lorsque je me suis réveillé dans ma chambre d'hôpital, j'avais les bras et jambes attachés aux barrières de mon lit. Apparemment, après ce qu'il s'était passé dans la salle d'opération, ils n'ont plus eu confiance en moi alors voilà...il m'ont attaché. J'ai appris de la bouche des infirmières venues s'occuper de moi que le médecin hésitait quand à la marche à suivre pour mon bras. Un long moment ils ont hésité à m'amputer ou non, mais finalement, j'ai pu garder mon bras.
Maman, j'ai passé dans cet hôpital, sans doute les 9 jours les plus longs et aussi les plus durs de ma vie. Je n'étais même plus considéré comme en vie, on s'occupait de moi en m'humiliant et sans me demander jamais ce que je ressentais. Ma douleur, je l'enfermais au fond de moi pour ne pas me mettre tous ces gens à ds...bien que c'était déjà fait en fait.
Enfin heureusement, j'en suis sortie à présent, et la jeune femme que j'ai frappé dans le gymnase, cette animatrice du nom de Mayane Delem, m'y a beaucoup aidé. Je lui dois pas mal maintenant...et je crois que je commence à apprécier cete femme.

En rentrant de l'hôpital, j'ai revu la jeune fille dont j'avais fais connaissance le premier jour quand j'avais fait mon jogging. Tu te souviens maman , je l'avais frappé avant de l'emmener à l'infirmerie. En fait, j'en suis tombé amoureux je crois et à présent, je sors avec elle. Va savoir pourquoi elle m'a accepté après ce que je lui avais fait. Enfin, le principal est qu'on s'aime maintenant et que l'on soit assez souvent ensemble pour m'oublier de faire du sport.
Ah oui, je ne t'ai pas dit. Mais depuis ma sortie de l'hôpital, je fais davantage attention à mon bras et j'espère qu'ainsi, il guérira vite. Je suis impatient de ne plus ressentir de douleur et de pouvoir de nouveau jouer au basket. Peut être reverrais-je Ryan, ce garçon que j'aimais bien et avec qui j'avais joué. Si je n'ai aps de nouvelles d'ici demain, j'irais le voir pour parler un peu. On s'est quitté dans une dispute la dernière fois et au fond, je m'en veux et je voudrais m'excuser.

Il s'est passé bien d'autres choses encore maman. Une jeune fille qui m'a frappé de toutes ses forces et à plusieurs reprises sur mon bras, d'autres gens que j'ai rencontré et frappé...et aussi aujourd'hui. Je t'explique.

Tu vois, actuellement je suis assis dehors, au pied d'un arbre pour t'écrire toutes ces lignes et te donner de mes nouvelles. Je suis bien là, au grand air, même si c'est vrai qu'il fait un peu froid. Mais aujourd'hui, je me suis quand même bien amusé. J'ai trouvé le moyen de sortir du centre et c'est pour cela que j'ai pu venir te voir, dans ta nouvelle maison. Je ne t'ai pas vu, alors j'espère que je ne t'ai pas dérangé pendant que tu dormais. Je reviendrais surement te voir très bientôt, mais je crois que je te le dirais avant, pour que tu sois là cette fois.
Après cette petite visite, j'ai été en ville où j'ai marché un long moment. J'ai regardé les vitrines des magasins et je me suis simplement balladé dans les rues. Tout est mgnifique dehors. Les rues sont illuminées pour Noël et les gens se pressent dans les magasins pour leur cadeaux. Moi, je crois que je n'en aurais pas cette année, mais ça m'est un peu égal. Le seul cadeau que je voudrais vraiment, c'est de t'avoir à nouveau près de moi...mais je sais bien que c'est impossible.

Enfin voilà, je suis donc là, dehors à te parler de moi et de ce que j'ai fais ou non. Si tu savais à quel point tu me manques maman. J'ai tant besoin de toi. Plus encore depuis que je fais ces cauchemards toutes les nuits. Je ne peux pas fermer l'oeil plus d'une demi heure sans être hanté de mauvais rêves et je dois t'avouer que je commence à n'en plus pouvoir. Je voudrais pouvoir faire, ne serait-ce qu'une nuit à peu près bonne...mais cela va faire deux semaines que je n'en ai plus fait.
Pardon de te dire cela maman, mais je crois que je ne tiendrais plus longtemps à ce régime...je pense que bientôt, je viendrais te voir et j'espère que tu m'accepteras à tes côtés même si je n'ai pas sû être là, le seul jour où vraiment, tu avais besoin de moi.

Je te laisse pour ce jour ma petite maman. Le soleil est presque couché à présent et je n'y vois plus assez pour continuer à t'écrire. Je te retrouverais bientôt de toute façon et je te dirais comment ça s'est passé avec Ryan si jamais je le revois.
Je t'embrasse très fort ma petite maman. Tu me manques et je t'aime à jamais.

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MessageSujet: Re: Journal de Nathan Trages   Dim 2 Mar - 16:36

Le 18 décembre 2007 :
Ma chère maman,

Le temps continue de passer lentement et de mon côté, je continue à faire un peu tout ce que je veux. Je serais volontiers venu te voir comme je te l'avais promis, mais le lendemain de cette escapade que j'avais fait seul, je suis ressortie avec Ryan cette fois. On est allé en forêt et comme des enfants, et pareil à ces enfants, on a grimpé aux arbres et on était prêt à faire une cabane dans l'arbre quand quelque chose a attiré mon attention. Un homme était en train d'abandonner ses chiens en forêt et rapidement, avec Ryan, on a été sur place.
En fait, c'était deux chiots berger allemand qu'on a récupéré et que le père adoptif de Ryan garde avec lui le temps de les éduquer et qu'ils grandissent un peu.

Père adoptif oui, car le vrai père de Ryan maman, c'est un monstre. Juste après avoir trouvé ces deux chiens, il a surgit devant nous de je ne sais où. Je n'ai jamais vu une telle peur dans le regard de mon ami et j'ai donc décidé de prendre les choses en main. Je ne me doutais cependant pas que cet homme allait me tirer dessus, et c'est pourtant ce qu'il a fait. Après une première balle dans mon épaule, il a tiré peu après une deuxième fois et cette fois, c'était en plein dans mon abdomen. J'ai perdu connaissance après un temps, sans savoir que cet homme lâche avait aussi tiré sur son fils. Enfin, je savais qu'il lui avait tiré dans le bras juste après qu'il m'ai tiré dessus la première fois, mais c'était à peu près tout.

Lorsque je me suis réveillé, j'étais à l'hôpital, près de Ryan et de son nouveau père. Ryan était très inquiet pour moi et ça m'a beaucoup touché. Je ne suis plus habitué à cela tu sais maman. Son père se révèle finalement être également un homme sage et j'en suis heureux pour mon ami. Cependant, je ne lui fais toujours pas confiance à ce directeur et je me demande si il ne va pas un jour lui faire un mauvais coup.
Enfin, remis de tout ça, je suis de nouveau au centre maintenant...enfin non, je suis de nouveau à l'hôpital. Je suis désolé maman, mais tu me manquais tant et je me sens si seul et si mal dans ce centre qui m'a accueilli, que je n'ai pas pu faire autrement que de tenter de te rejoindre. Je n'aurais peut être pas dû, je ne sais pas....mais en même temps, je ne regrette pas le geste que j'ai fait. On m'a sauvé de justesse il paraît alors que mon coeur c'était arrêté de battre depuis un bon moment. Pourtant au lieu et au moment de la journée où j'ai tenté de te rejoindre, je ne pensais pas qu'il y aurait quelqu'un pour me trouver et me ramener dans l'enfer de la vie.

Enfin qu'importe. Je suis de nouveau dans ce centre, mais je sais que je réessaierais de nouveau de te rejoindre ma petite maman. Ne m'en veux pas...c'est juste que je ne vois pas ce que je peux faire ici. Je ne me sens à ma place nul part et je sais que beaucoup me détestent pour ce que je leur ai fait...de toute façon, la vie ou la mort, il n'y a pas une grosse différence.

Je dois te laisser à présent car je suis fatigué maman. Je vais me reposer un peu et peut être qui sait, bientôt, nous nous retrouverons.
Je t'aime à jamais.

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MessageSujet: Re: Journal de Nathan Trages   Lun 19 Jan - 18:16

Ma chère maman,

5 mois ce sont passés depuis la dernière fois où je t'ai écrit. Tu dois penser que je e délaisse et tu as sans doute raison. C'est vrai que bien que je continue de m'occuper de ta maison chaque semaine, je ne t'ai plus écrit. Comme tu t'en doute, bien des choses se sont passées et je vais essayer au mieux de t'en parler.

Tu te souviens sans doute de Mayane, cette femme que j'appréciais particulièrement et que j'aurais volontiers pris comme deuxième mère. Aujourd'hui, je ne sais plus quoi en penser. Mayane est partie depuis quelques mois déjà. Chaque jour j'ai attendu son retour, mais c'est en vain. Elle n'ai jamais revenu et ne m'a jamais donné la moindre explication sur son départ. J'ignore où elle est, mais je sais maintenant que je ne dois plus m'inquiéter pour elle ni essayer encore d'imaginer la vie que j'aurais pu avoir si elle m'avait adopté. Les regards maternels qu'elle me lançait, les promesses qu'elle m'a faite, les caresses qui sont venues me rassurer lorsque je n'allais pas bien...maintenant, e crois que tout cela ce n'est que du vent finalement. Quoi qu'il en soit, si cela a été vrai un jour, il y a bien longtemps que ça ne l'est plus.

Tu te souviens sans doute aussi de Ryan, mon meilleur ami. Et bien là aussi j'avoue que je ne sais pas ce qu'il en reste aujourd'hui. Ryan est partit du centre et je n'ai plus jamais eu de nouvelles de lui. Il me manque encore parfois, surtout lorsque je repense à tout ce que nous avons fait et vécu ensemble. On était pareil tous les deux et quelque part, j'ai l'impression que l'on m'a amputé de ma moitié. J'aimerais le retrouver un jour et comprendre pourquoi il a agit ainsi, pourquoi du jour au lendemain, il a disparu...mais je crois que ce sont des questions qui resteront à jamais sans réponse.

Au milieu de tout cela, il y a quand même certaines choses qui demeurent. Outre ma violence qui fait toujours partie de moi, il y a aussi Maëlla. Je t'en avais parlé, je me souviens. Je t'avais dit que nous sortions ensemble et je crois que c'est encore le cas aujourd'hui. Pour tout te dire, je me suis un peu disputé avec elle. Mais c'est une longue histoire...enfin, je crois qu'il est bon que tu sois au courant.

Il y a de cela un peu plus d'un mois à présent, j'étais descendu à la cave histoire de me balader simplement dans le centre. Malheureusement, j'ai fais là-bas une rencontre que j'aimerais pouvoir effacer de ma vie à jamais. Une jeune fille que je ne connaissais pas était assise sur le sol, dans le noir. Comme je voulais un peu de calme, il faut dire que je n'avais pas allumé la lumière non plus. Du coup, j'ai trébuché sur elle et je suis presque tombé. Le ton est monté entre nous et très vite, on en est venu aux mains. Le seul soucis c'est que elle avait un couteau et rapidement, j'ai senti son arme s'enfoncer dans plusieurs endroits de mon corps. Tout s'est enchainé très vite et j'ai perdu connaissance après que la dernière image que j'ai pu voir soit son couteau rencontrant mes yeux.
Lorsque je me suis éveillé, j'étais à l'hôpital, ne pouvant pour ainsi dire plus bouger et aveugle. On m'a enlevé le pansement de mes yeux avant hier...et juste avant cela, j'ai eu le temps de m'en prendre à nouveau à Maëlla. Elle me surprotégeait en me disant tout ce qu'il y avait sur mon plateau et à quel endroit. Je sais que ça partait d'un bon sentiment, mais...je ne l'ai pas supporté. Je lui ai demandé d'arrêter, elle a recommencé...sans le faire exprès, ça aussi je le sais...alors finalement je l'ai attrapée, cogné deux ou trois fois, peut être plus...je ne saurais dire. Et finalement je l'ai chassé de ma chambre.

Voilà, maintenant tu sais pourquoi avec ma petite amie, je ne suis plus sûr de rien non plus...et puis, il y a autre chose dont je dois te parler.
Je ne t'en avais pas parlé, mais une femme au centre m'a violé et m'a humilié mainte fois...enfin, c'était en privée, seulement lorsqu'on était seul à seul car elle ne peut pas risquer sa place tu comprends...Accidentellement, lorsque j'étais aveugle, je suis entré dans son bureau. Tout était en train de recommencer et elle a de nouveau voulu me faire du mal. Elle voulait m'obliger à lui faire du bien, mais j'ai décidé de me venger d'elle et alors...enfin bref...je suppose que tu sais ce qu'il s'est passé ensuite. Je me suis vengé en effet et même si je regrette cela, je ne peux pas m'en vouloir complètement au fond et c'est ça qui me fait le plus peur.

Maman, j'espère que je ne suis pas en train de devenir comme mon père. Ce serait l'enfer pour moi que d'en arriver là et je te jure que je préférerais mille fois mourir plutôt que de lui ressembler. Toi qui étais si belle, si tendre, si douce et si protectrice...jamais je ne t'ai vu lever la main sur quiconque et même pas sur papa lorsqu'il te frappait...Moi je suis davantage comme lui je le vois bien et cela me fait énormément de peine de voir ce que je suis en train de devenir.
Tu sais, je crois vraiment qu'avoir une famille prête à s'occuper de moi et à m'aimer comme toi tu m'aimais me ferait du bien et m'aiderait à me sortir de tout cela.

Tu dois te dire que au milieu de tout cela, j'ai oublié le basket. Non en fait, mais suite à l'agression de cette fille, tu te doutes que je n'ai pas beaucoup pu jouer...et encore maintenant je suis coincé. Son couteau s'est planté dans l'arrière de ma cuisse et pour le moment j'ai encore du mal à me déplacer. La douleur est toujours vive et je boite beaucoup. Même si c'est papa qui m'a d'abord obligé à jouer au basket, je peux t'avouer que j'aime vraiment ce sport de tout mon coeur. Mais à présent, j'ai l'impression que je ne pourrais plus jamais jouer. Je pensais que mon avenir était tout tracé et que je n'aurais plus de questions à me poser du moment que je m'entrainais suffisament, mais maintenant, j'ai peur...j'ai peur de voir que je ne pourrais plus jamais jouer et alors je ne sais pas ce que je pourrais faire de ma vie.

Maman, je te demande pardon. Je sais ne sais pas ce que tu penserais de tout ça, mais je sais que je te déçois encore une fois. Malgré tout, j'aimerais qu'enfin tu m'acceptes auprès de toi. Fais moi un signe, et je viendrais te rejoindre.

Je t'aime, tu me manque aujourd'hui plus qu'avant encore et chaque jour, cette séparation me fait un peu plus souffrir comme un pieu qui s'enfonce dans mon coeur toujours plus profondément au fur et à mesure que les jours passent.

Je te laisse à présent et j'espère que bientôt je pourrais te retrouver. Je t'aime de tout mon être ma petite maman. Je t'aime à jamais.

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MessageSujet: Re: Journal de Nathan Trages   Jeu 5 Fév - 21:56

Ma chère Maman,

Cela va faire une petite semaine que je t'ai écris. Chaque jour, tu continue de me manquer et j'ai de plus en plus de mal à me passer de toi. pour moi, rien a changé. Ma jambe est toujours douloureuse bien que petit à petit, j'ai l'impression que la douleur s'atténue. J'ai repris l'entrainement. Je me muscle de nouveau les bras et également un peu les jambes.

Le premier jour où j'ai fais mes exercices, Maëlla était près de moi. Et oui encore. Nous nous étions réconcilié depuis la dernière fois où je t'ai parlé. Mais voilà, en me voyant forcer ainsi sur ma jambe, elle n'a de nouveau pas pu tenir sa langue. Alors le ton est monté à nouveau. Lorsque je me suis arrêté, j'ai compris que je m'étais une fois de plus emporté un peu trop. Alors, je l'ai rejointe et pris contre moi. Je lui ai dit à nouveau que je n'aimais pas être ainsi surveillé, qu'on me dise ce que j'ai le droit de faire ou non. Maman, tu sais que papa faisait cela avec moi. Il était sans cesse derrière moi à me dicter ma conduite : "fais ci, fais ça, ne fais pas ci, ne dis pas ça". Je ne veux plus de cela...je ne veux pas d'un deuxième père. Et malheureusement, lorsque Maëlla me parle comme ça en me disant tout...j'ai l'impression d'entendre papa me dire comment je dois vivre et ça, je ne le supportes pas.
Enfin, nous nous sommes quand même bien réconciliés Maëlla et moi. Je l'ai prise contre moi et embrassé en partant. Cela m'a fait du bien car elle me manquait beaucoup. ensuite, j'ai été prendre une douche et plus tard, je l'ai retrouvé dans la bibliothèque. On a lu sagement l'un à côté de l'autre et c'était très bien.

Le lendemain, c'est à dire aujourd'hui, j'ai de nouveau fais des cauchemars dans la nuit. Ne parvenant plus à dormir, je me suis levé, lavé, habillé, j'ai rangé un peu et finalement, je suis descendu pour prendre mon petit déjeuner au réfectoire. Cela fait, je suis remonté me laver les dents puis j'ai de nouveau été dans la salle de musculation. Il n'y avait personne, pas même Maëlla cette fois et j'ai pu faire mes exercices tranquillement. Mais comme ma jambe me faisait encore un peu mal, j'ai un petit abrégé quand même pour ne pas la bousiller.

Après cela, j'ai été dans le gymnase. Voir le terrain de basket où je passais mes journées jusque là m'a rappelé tout un tas de choses. J'ai été près des casiers à ballon et me suis emparé d'une des balles de Basket. Finalement, je l'ai prise contre moi et j'ai commencé à faire des lancers francs. Au début, je n'arrivais plus trop à les réussir. J'avais l'impression de m'être rouillé pendant ces longues semaines d'arrêt. Mais peu à peu, j'ai de nouveau retrouvé mes réflexes et j'ai eu envie de continuer.

Mais voilà, à un moment, j'ai envoyé la balle un peu fort. Elle a rebondit sur le panneau et est allé plus loin derrière moi. Alors, j'ai récupéré ma béquille et me suis retourné. J'ai été étonné de me retrouver devant une jeune fille que je n'avais jamais vu. Je me suis approché d'elle, mais elle a reculé. Alors je me suis arrêté et je l'ai observée. Elle semblait vraiment terrorisé et je ne comprenais pas pourquoi. Finalement, elle a tellement reculé et vite, qu'elle n'a pas vu les cerceaux et qu'elle s'est pris les pieds dedans. Elle est tombée au sol et je me suis précipité pour l'aider. De près, j'ai pu voir ses traits fins, magnifiques. Elle est vraiment joli maman tu sais. Rien que de voir son visage, j'étais calmé instantanément.
Elle par contre, ne semblait pas partager mon avis. A peine ais-je eu le temps de la libérer qu'elle s'est reculée à nouveau le plus possible. J'ai compris qu'il y avait quelque chose qui s'était passé...mais quoi ? Et bien soudain, en la voyant sortir un bloc note et un stylo j'ai compris. Cette fille, c'est Ambre, une jeune fille que j'ai frappé assez violemment dans la cour alors que j'étais aveugle. Je l'avais prise pour Lucie et je pensais qu'elle m'attirait dans un piège...je m'étais trompé.

Oula, voilà que les garçons rentrent à la chambre. Je dois te laisser ma petite maman, je te retrouverais plus tard.

Je prie tous les jours pour pouvoir te retrouver, je t'aime à jamais,

Nathan.

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MessageSujet: Re: Journal de Nathan Trages   Mer 23 Sep - 14:14

Ma chère Maman,

tu vas croire que je te délaisse. COmbien etmps s'est écoulé depuis que je t'ai écrit la dernière fois. de nombreux mois je crois...Environ 3 si je ne me suis aps trompé. Mais tu sais, la vie n'est vraiment pas facile et plus le temps passe, plus je pense à te rejoindre. Comme tu dois être bien là haut, dans le ciel, avec personne pour t'ennuyer et te faire du mal.

Car oui, c'est bien du mal que l'on m'a fait. Je vais t'expliquer plutôt.
Quand je t'ai laissé la dernière fois, ça n'allait pas trop mal, mais quelques jours plus tard, ma blessure s'est de nouveau agravée à la jambe. J'ai dû me faire hospitaliser. Pas longtemps heureusement, je suisr apidement revenu au centre. Mais deplus en plus, j'ai l'impression que certans adultes sentent que je en leur dit aps tout...au sujet d Lucie je veux dire. Ils me trouvent toujours aussi, très violent et donc, j'ai dû me rendre chez le directeur. Seulement il a été agressé ce jour-là et je suis arrivé dans son bureau juste après l'agresseur viiblement. La fenêtre était ouverte en tout cas et cette coupure de courant pendant quelques minutes juste avant me fait penser que e ne me trompe pas.
J'ai vite appelé l'infirmerie, mais en s'éveillant un peu dans les bras du médecin, le directeur a donné la descritpion de celui qui l'avait attaqué...Il était vêtu un peu comme moi et tout de sutie, les gens ont cru que c'était moi le coupable.

Je te jure maman, que je n'ai pourtant rienf ait ! Je me suis enfuie, déçu qu'on ne me croive pas alors que j me défendais de cette attaque. Le directeur était gravement touché et a été emmené à l'hôpital, mais de mon côté, je me suis fait renversé en tentant de m'enfuir. Du coup moi aussi j'ai été conduit à l'hôpital.

Les choses se sont précipitées une fois là-bas. Bien que mon innocence ai été levée, Lucie a fait ce qu'il fallait pour que je sois interné dans un hôpital psychiatrique. On m'a emmené immédiatement, de force et je n'ai rien pu faire, ni personne autour de moi. On m'a d'ailleurs donné une bonne dose de calmant vu que je résistais d'abord et je suis devenue bien plus calme ensuite.

Là bas, les quelques premeirs jours on m'a attaché, me donnant des comprimés pour me calmer et aussi un truc pour me castrer, je n'ai pas trop compris. Je crois qu'on parle de castration chimique, mais ça s'arrête quand on interromp le traitement. Je n'ai pas fait mon difficile. Je repérais les lieu après, une fois détaché et marchais sans trop rien montrer. J'éais fatigué quand même à cause des calmants et d'un coup, un jour, je m suis enfui. J'avais repéré les heures creuses et en ai profité. Mais ma fuite, affaibli par les émdicaments, n'a pas durée lontemps. J'ai été vite rejoint et cette fois, ils n'ont pas été aussi tendre.
On m'a augmenté les calmants et on m'a fait signer une feuille pour que je devienne un cobaye. Je n'avais pas compris le médecin. Il me disais que si je signais et faisais pendant quelques temps ce qu'il voulait, je pourais vite rentrer au centre. J'étais loin d'imaginer qu'on aller me donner des médicaments et me faire avoir des maladies pour tenter de les soigner à l'aide de nouveaux produits.
De cela, je n'en ai parlé à personne encore. Abasourid par els calmants, la maladie et les nouveaux traitements, je n'arrivais même plus à bouger. ON m'a mit une sonde urinaire, une couche et une nouriture entérale. Je me suis senti tellement humilié. Surtout au début...Ils me mettaient des couches et m'attachaient alos que je pouvais encore me lever.
Finalement, je suis resté là bas presque deux mois, et on m'a sorti dans un état second. On m'a dit que j'étais comme absent, et c'est vrai que je ne me souviens plus de rien de cette époque...Du moins entre mon état d'encore conscient jusqu'à ce que je sorte. En fait, quand j'ai repris contact avec la réaité, j'étais au centre, dans l'infirmerie, et le médecn-chef prenait soin de moi. Mais ces deux mois sans bouger m'avaient beaucoup affaiblis. Je ne pouvais plus bouger par moi-même, plus contracter un seul muscle. Je me faisais dessus tout bout de champ...alors le Dr Dufour avait été obligé pedant un temps de em remettre la sonde et des couches.

J'ai honte de moi maman. Comment vivre encore en pensant à tout ce qui s'est passé ? A ces humiliations presque constantes que j'ai subit ? Et j'ai si peur maintenant...Lucie m'a revu il y a quelques jours et de nouevau, elle m'a battu. J'étais trop faible pour la contrer mais...j eme suis rendu compet à temps à un moment que j'étais sur le point de la violer, comme la dernière fois. Je ne veux surtout aps devenir comme papa maman...Peux-tu m'aider de là-haut ?

Enfin voilà, ej crois que tu sais à peu près tout maintenant. J'ai repris ma vie normale au centre, mais ej ne peux plus faire de sport alors...je n'ai plus de but. J'ai peur de l'venir et en fait, je crois surtout que je n'en veux pas. Je veux mourir pour de bon cetet fois et te rejoindre là haut, dans les cieux...

Je t'aime à jamais ma petite maman, Nathan.

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Nathan Trages
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MessageSujet: Re: Journal de Nathan Trages   Ven 6 Nov - 16:24

Ma chère Maman,

J'ai pu m'isoler un peu dans la bibliothèque. Il est à peine 17h30, mais déjà, le soleil se couche derrière la colline Niçoise. Ce changement d'horaire, c'est de pire en pire on dirait. Chaque année je trouve qu'il est plus difficile de s'y faire. Ce n'est peut être qu'une impression, je ne sais pas.

Je viens te donner un peu de mes nouvelles car je suppose que le temps qui fait ne t'intéresse pas plus que cela. Je vais mieux. En tout cas, mieux que la dernière fois. Grâce à Maëlla, tu sais ma petite amie dont je t'ai déjà parlé, et bien j'ai repris mon entraînement. C'était difficile, surtout au début. Je n'avais plus confiance en moi. Mais à force de jouer, petit à petit, mon jeu est revenu. J'ai recommencé à me muscler et maintenant, j'ai de nouveau un bon rythme.
Rassures-toi, je n'oublie pas mon travail scolaire. Je continue de prendre mes cours par le CNED. J'ai toujours ceux de la seconde puisque l'an passé, je n'ai pas pu réussir à terminer et donc, ils ont refusé mon passage en première. Mais ce n'est pas très grave. J'ai repris de plus belle mon travail de ce côté-là aussi et comme ça va de paire, j'ai également repris du poids en mangeant mieux, comme avant.

Donc tu vois, les jours sont un peu meilleurs pour moi en ce moment. Je n'ai toujours pas trouvé de famille pour prendre soin de moi par contre. C'est quelque chose que je regrette toujours autant. J'ai vraiment besoin de me sentir entouré et là...j'ai comme un manque impossible à combler. Je sais que ma violence et aussi, ce séjour au CHS que j'ai fais, ne sont pas vraiment super pour trouver une nouvelle famille, mais je veux espérer quand même, au cas où.

Je crois que pour le moment, je n'ai pas grand chose de plus à t'apprendre. Ah si, j'ai revu Lucie, celle qui me faisait tant de mal tu sais...J'ai fini par décider de lui obéir et même si je n'aime pas ça, je crois que c'est le meilleur choix que j'ai fais depuis longtemps. Elle m'a traité comme son esclave évidemment, mais...On a été plus loin cette fois et j'ai consenti à le faire avec elle. Je suppose que tu as compris de quoi je voulais parler...Finalement, je crois que j'ai même passé un assez bon moment avec elle. Oui, c'était assez agréable et j'ai été surpris de voir qu'elle pouvait se montrer aussi douce avec moi...J'en suis rassuré.

Je lui ai parlé de mon projet d'aller dans les Pyrénées, j'espère qu'elle acceptera...On verra, croise les doigts pour moi maman.

Tu me manques toujours plus ma maman chérie, ton fils qui t'aime à jamais, Nathan.

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